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Société

Yennayer, Chachnaq et sa statue à Tizi Ouzou : une polémique qui enflamme les réseaux sociaux au-delà de nos frontières

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Statue de Chachnaq, roi berbère et pharaon

Les Algériens célèbrent, ce mardi 12 janvier, le nouvel an amazigh, Yennayer, dans différentes régions à travers le pays. L’inauguration à Tizi Ouzou de la statue à l’effigie du roi berbère devenu pharaon d’Égypte, Chachnaq (Sheshonq 1er), enflamme les réseaux sociaux au-delà de nos frontières depuis la soirée du dimanche.

Lire aussi : Yennayer : journée chômée et payée

Les faits 

C’est l’Assemblée de wilaya (APW) de Tizi Ouzou qui a lancé le projet de la statue en 2019. Son concepteur est Mohamed Abdelhadi Hareche, docteur en histoire ancienne, spécialiste de l’histoire de la Numidie, selon El Watan.

Citée par la même source, le président de l’APW avait expliqué que ce choix n’était pas « fortuit ». « C’est à partir de son règne (Chachnaq) et exactement depuis qu’il a battu Ramses 2, le roi d’Égypte, que les Berbères ont commencé à compter et à établir le calendrier agraire », avait-il expliqué.

Calendrier

En Algérie, le gouvernement a consacré fête de Yennayer journée chômée et payée, en 2018. Historiquement, c’est le premier jour de l’an du calendrier agraire utilisé par les Berbères et ce depuis plusieurs siècles.

C’est un chercheur et militant, originaire des Aurès, qui a codifié le calendrier amazigh. Il s’agit de Ammar Negadi, originaire des Aurès. Selon lui, le calendrier amazigh devait commencer le jour de l’intronisation du roi berbère Chachnaq comme pharaon d’Egypte en 950 avant Jésus Christ.

Polémique

L’inauguration de la statue a suscité une vive controverse. « Côtoyer, après plus de 40 ans de militantisme, ce géant, dans tous les sens du terme, m’a procuré un réconfort justifié sur la justesse de ma cause que je n’ai jamais abandonnée », écrit Moh Hamel sur Facebook.

« Sa présence au rond point central de Tizi Ouzou en ce premier jour de l’an de notre année qui commence le 12 du premier mois Grégorien n’en fera que le meilleur Yennayer de toute ma vie », ajoute cet homme qui rend hommage aux initiateurs de ce projet « grandiose ».

Unanimité ?

Mais l’inauguration de cette statue ne fait pas l’unanimité même au sein de la Kabylie. « Finalement Amazigh, ce sont des pharaons ? », s’interroge une internaute qui commentait sur Facebook une publication sur l’inauguration de la statue. « Je n’ai rien compris », ajoute-t-il.

J’aurais aimé voir une statue de Massinissa ou de Takfarinas, Jugurtha ou bien de Juba. Ce sont les vrais symboles des Berbères », lance un autre. Un autre utilisateur du réseau social se demande : « pourquoi on trouve normal un obélisque à Paris et étrange une statue d’un roi Amazigh à Tizi-Ouzou ? ».

https://www.facebook.com/yemapoems/posts/3762898657081817

https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=4331029106924658&id=100000528334708

Les Égyptiens s’en mêlent

Dans cette polémique, les Egyptiens sont également intervenus. « En Algérie, on a construit la statue du roi égyptien Chachenaq (…). Ils l’ont placée dans la ville de Tizi Ouzou », s’insurge Sherif Sabri sur Twitter. Cet internaute appelle les autorités égyptiennes a déposé une plainte contre le pays.

« Chachenaq_est_egyptien ». Ce hashtag a été partagé par plusieurs personnes. Un hashtage qui devrait cependant être envoyé « à la poubelle », estime un Algérien de Mostaganem.

« Je voudrais dire à c commentateurs de circonstance que le déni et le rejet de l’autre tirent leurs essences de l’inculture. Voire d’une totale ignorance. Il m’est d’une grande fierté d’appartenir à ce noble peuple Amazigh et de souhaiter à chacun de nous tous: Assegas ameggaz », écrit Nihad.

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