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Said Sadi évoque les rumeurs sur son « arrestation imminente »

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Said Sadi a évoqué, ce dimanche 12 mai, les rumeurs faisant état de son « arrestation imminente » tout en renouvelant sa « totale solidarité » avec Louisa Hanoune placée sous mandat de dépôt. « L’éditorial du quotidien gouvernemental El Moudjahid d’hier, est sans appel : le gouvernement est décidé de mettre « hors d‘état de nuire….ceux qui s’opposent à la tenue d’une présidentielle » », écrit-il dans un texte publié sur sa page Facebook.

« Auparavant, et suite à mes interventions publiques concernant la situation que vit le pays, laquelle a mobilisé le peuple algérien dans l’union, la dignité et la détermination pour le changement de système, la revue de l’armée « El Djeich » a publié un article et un éditorial au ton martial. Ce dernier écrit a été aussitôt interprété par les organes proches des cercles militaires comme m’étant destiné personnellement », précise-t-il.

« Depuis, madame Louisa Hanoune, à laquelle je renouvelle ici ma totale solidarité, a été internée par la justice militaire. Des « rumeurs » faisant état de mon arrestation ont circulé à plusieurs reprises. Sur ma page facebook, des « mouches électroniques », à l’évidence inspirées par des officines spécialisées, délivrent des messages à connotation mafieuse, annonçant que mon arrestation imminente est programmée par le chef d’état-major », poursuit l’ancien président du RCD.

Ce dernier évoque des « procédés obliques » qui « sont propres à tous les systèmes autoritaires et ce n’est pas la première fois qu’ils sont utilisés contre moi ou d’autres militants ». « Faisons alors l’économie de palabres inutiles sur ces pratiques et rappelons l’essentiel. En 2004 déjà, j’expliquais devant la presse que la dissolution de la police politique était un préalable à toute entreprise visant à libérer le pays de l’oligarchie militaire. Une campagne d’allusions agressives et autres sous-entendus diffamatoires, relayés par les médias aux ordres, a suivi ma déclaration », rappelle-t-il.

Said Sadi republie la réponse qu’il avait « opposée alors au responsable du renseignement ». « Voici les termes de mon propos. « En Algérie, le pouvoir recourt à trois leviers pour contraindre un acteur politique à renoncer ou à infléchir ses positions. 1) L’argent. Mon itinéraire est connu et les affaires ne m’ont pas attiré. Je n’ai pas choisi cette voie. 2) L’attrait du pouvoir. Vous avez insisté, les uns et les autres, pour que j’intègre personnellement le gouvernement. J’ai catégoriquement refusé, attendant de voir si les engagements pris publiquement en faveur des réformes de l’école, de la justice et de l’Etat allaient devenir des réalités. Ce ne fut pas le cas. 3) Les répressions. Vous avez essayé les emprisonnements, les tortures, les licenciements arbitraires, les interdictions de sorties…Il vous reste une balle dans la tête. Pour cela, vous n’avez pas besoin de mon avis. Votre expertise en la matière est reconnue de longue date. », indique-t-il

Pour lui, les « parrains ont changé » mais les « méthodes » restent  les « mêmes ». « Je redis donc la même chose sur ce sujet aux jouisseurs de décisions abusives et à leurs affidés. Je ne me soumettrai pas. Pour un changement radical de système. Pour une Algérie démocratique et sociale », conclut-il.

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