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Politique

RCD : le panel de dialogue et le débat autour de la désobéissance civile « visent à marginaliser la seule option de rupture viable »

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Le secrétariat national du RCD a évoqué, ce vendredi 9 août, une « politique contre-révolutionnaire pour faire échec aux objectifs du mouvement populaire du 22 février » tout en estimant que le « combat pacifique, au grand jour, demeure le seul rempart contre l’arbitraire et les tentations du pire ».

« Jusque-là, le mouvement populaire n’est pas tombé dans le piège de l’option de la structuration verticale susurrée çà et là par nombre d’”experts”. L’alternative n’est pas le choix entre cette option suicidaire, irréalisable dans les faits et qui redonnerait la main aux chantres de la présidentielle, sponsorisée par les débris du système et l’autre option qui consiste en l’absence de toute centralisation du mouvement et qui tend aujourd’hui à donner du carburant à certaines dérives gauchistes », a-t-il indiqué dans un communiqué.

« Le choix de créer des divergences artificielles entre les tenants d’une présidentielle sans conditions ni préalables avec un autre pôle du même système qui serait pour des mesures d’apaisements avant la fixation de la date d’un scrutin présidentiel ne trompe personne », ajoute-t-il. Pour le parti, il « s’agit, pour le pouvoir en place, de focaliser le débat sur deux fausses solutions qui procèdent de cette même option, dans une situation de verrouillage du champ médiatique y compris par le blocage des sites d’information ».

Le RCD revient ensuite sur l’installation du panel chargé du dialogue et de la médiation. « L’installation d’une commission dite de dialogue national ou l’intrusion de mots d’ordre et de faux débats sur la désobéissance civile, en ce moment précis, visent à marginaliser la seule option de rupture viable, à savoir la transition démocratique et pacifique qui demeure la revendication de la majorité des animateurs et des acteurs du mouvement du 22 février », a-t-il assuré.

Pour lui, le « maintien des dispositifs répressifs policiers et judiciaires, le recours abusif et systématique à la détention provisoire ne peuvent être justifiés ». « De même, la réhabilitation des détenus d’opinion dont les porteurs de l’emblème amazigh ou de tous ceux qui , aux yeux du pouvoir, ont commis comme “délit” l’affirmation publique de leurs opinions et de leurs convictions à l’image du Commandant Bouregaa, du général à la retraite Benhadid qui risque de mourir en prison ou de Ali Ghediri ne peuvent faire l’objet d’aucun marchandage », a-t-il affirmé.

Le parti de Mohcine Belabbas lance un appel à « l’ensemble des acteurs de cette période cruciale pour l’avenir de notre pays à entendre les cris de l’Algérie profonde qui bat le pavé depuis bientôt six mois pour l’avènement d’un avenir meilleur pour les générations future, à privilégier le devoir patriotique pour hisser notre pays dans le sens de l’Histoire et à honorer les sacrifices de notre peuple pour retrouver le chemin de la liberté, du progrès et de la justice ».

« La lame de fond du soulèvement populaire du 22 février ne peut être une simple parenthèse dans la vie de la Nation. Elle fait peur aux uns et impatiente d’autres. Le devoir patriotique nous dicte d’entretenir la mobilisation, d’aider à la clarification et à la construction de convergences pour l’avènement d’une transition pacifique de rupture et de liberté. C’est la ligne de conduite du RCD », conclut la même source.

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