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Politique

Le procès en appel de Said Bouteflika et de ses co-accusés s’ouvre aujourd’hui

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Le procès en appel de Saïd Bouteflika, frère et conseiller spécial de l’ex-président déchu, Abdelaziz Bouteflika,  de l’ex-patron du DRS, le général Mohamed Mediène dit Toufik, de l’ex-coordinateur des Services de sécurité, le général Bachir Tartag, de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune ainsi que de l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, son fils Lotfi et Farid Benhamdine, devrait s’ouvrir, ce dimanche 9 février au tribunal militaire de Blida.

Lire aussi :Procès de Toufik, Said Bouteflika, Tartag, Louisa Hanoune : le communiqué intégral du tribunal militaire

Poursuivis pour « complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité militaire » et de « complot contre l’autorité de l’Etat », les quatre premiers accusés ont été condamnés en première instance à 15 ans de prison ferme en septembre 2019. Les trois autres en fuite du territoire national ont été condamnés par contumace à 20 ans de prison. Ces faits qui leur sont reprochés se sont déroulés dans une enceinte militaire, la résidence Dar El Afia, à Alger.

En réalité, il s’agit d’une réunion qui a eu lieu fin mars au sein de cette résidence au moment où le commandement de l’armée demandait au président de démissionner. Le puissant vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major à l’époque, Ahmed Gaïd Salah avait dénoncé publiquement cette rencontre qui visait, selon lui, à « préparer un plan visant à porter atteinte à la crédibilité de l’ANP et à contourner les revendications légitimes du peuple ».

Lire aussi : Procès de Toufik, Said Bouteflika, Tartag, Louisa Hanoune programmé le 9 février: l’appel du PT

Durant le procès, le général Bachir Tartag avait refusé de comparaitre tandis que Said Bouteflika a refusé de répondre aux questions posées par le juge. Les avocats et les familles des accusés étaient les seuls à pouvoir d’accéder au tribunal duquel les médias ont été exclus. Qualifié d’historique par certains, critiqué par d’autres, le procès s’est déroulé dans un contexte pré-électoral extrêmement tendu marqué par une forte contestation du scrutin.

Aujourd’hui, le procès en appel se déroulera dans un climat sans doute plus serein. Il intervient plus d’un mois après l’élection présidentielle du 12 décembre et la nomination d’un nouveau chef d’état-major par intérim suite au décès d’Ahmed Gaïd Salah. La  défense des quatre accusés a décidé de continuer à plaider « non coupable » en espérant l’acquittement ou du moins des peines beaucoup moins lourdes.

 

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