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Politique

Mourad Hadj Said, patron d’AD Display, relaxé

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L’homme d’affaires, Mourad Hadj Said a été relaxé, ce mercredi 8 mai, par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Le patron d’AD Display, leader dans le domaine de l’affichage publicitaire, a été placé sous mandat de dépôt en juillet dernier suite au « non-paiement » des factures liées aux espaces publics utilisés au niveau des communes de la capitale.

Il a été poursuivi par la justice notamment en vertu de l’alinéa 2 de l’article 26 de la loi relative à la prévention contre la corruption. Le texte en question prévoit une peine de deux à dix ans de prison contre tout « (…) entrepreneur du secteur privé (…) qui passe, même à titre occasionnel, un contrat ou un marché avec l’Etat, les collectivités locales, les établissements (…) en mettant à profit l’autorité ou l’influence des agents des organismes précités pour majorer les prix qu’ils pratiquent normalement et habituellement ou pour modifier, à leur avantage, la qualité des denrées ou des prestations ou les délais de livraison ou de fourniture ».

Son procès, qui a été reporté à plusieurs reprises, a finalement eu lieu le 24 avril dernier. Il a duré toute la journée. Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense ont évoqué une situation de blocage créée par les mairies. Ils ont expliqué que la société avait relancé ces mairies pour avoir des ordres de versement afin de les payer. Sans succès. Selon eux, AD Dispay a saisi également ces communes pour renouveler les contrats. Elle n’avait pas reçu de réponse, selon les mêmes sources.

« Selon le cahier des charges, trois mises en demeure, avec dix jours entre chacune d’elle, sont envoyées s’il n’y a pas de paiement. On a envoyé une mise en demeure à Mourad Hadj Said en lui donnant 48 heures pour payer les redevances alors qu’ils réclamaient les ordres de versement depuis des années », précisait Me Akila Teldja Drif. « Quelques jours après avoir arraché les panneaux d’AD Display, le wali d’Alger a donné de gré à gré le marché à Innomédia qui appartient à Karim Benmansour (le neveu de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika) », ajoutait-il.

Ce jour-là, le procureur de la République a prononcé un réquisitoire qui restera sans doute dans les annales judiciaires. Il a évoqué la nécessité pour les magistrats de se débarrasser de la « dépendance mentale » vis-à-vis de « n’importe quelle partie ». Le magistrat a rappelé que le parquet « représente la société et son droit lié à l’application des lois » et qu’il n’est « pas une boite postale ».

« J’étais étonné en révisant le dossier », a avoué le procureur. Il est revenu sur les chefs d’accusations dont la dilapidation de deniers publics. Il a souligné « l’absence d’une expertise » dans le dossier. Il a ensuite souligné le fait que des tribunaux administratifs et civils existent pour traiter des affaires liées notamment à des prêts qui ne sont pas remboursés.

Ce magistrat a conclu son intervention en demandant l’application juste de la loi pour les quatre accusés (dont des maires). Le réquisitoire est salué par tout le monde.

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