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Le président du CFCM dénonce les appels au boycott des produits français

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Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé, ce mardi 27 octobre, les appels au boycott des produits français lancés dans les pays musulmans pour suite aux propos d’Emmanuel Macron concernant les caricatures du prophète Mohammad (QSSL).

Lors d’un hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un terroriste islamiste après avoir montré à ses élèves de 4e des dessins du prophète, le président français a promis de ne pas « renoncer aux caricatures ».

« L’actualité nous a rattrapés avec ces appels au boycott que je dénonce solennellement. Je pense que les musulmans de France, doivent défendre les intérêts de notre pays. Ces appels au boycott n’ont pas lieu d’être », a indiqué Mohamed Moussaoui à RMC au lendemain de sa rencontre avec le chef d’Etat français.

« Il est clair que l’expression du président de la République a été déformé et instrumentalisé. Lui-même est conscient de ce fait. Il a clairement précisé qu’il n’a jamais appelé à caricaturer ou publier des caricatures. Il est dans son rôle de dire le droit, celui la liberté de caricaturer, il n’a pas demandé aux gens de publier les caricatures », a-t-il ajouté.

Interrogé sur le discours du président français appelant les professeurs à parler des caricatures et la décisions des présidents de régions de distribuer les caricatures, le président du CFCM a estimé que « certains ont la volonté de heurter les sentiments » des musulmans en publiant ces caricatures.

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« Je pense que si cet acte (publication des caricatures) est accompagné par les enseignants d’une pédagogie nécessaire et utile pour permettre aux enfants d’appréhender ce problème, ça peut être une manière pédagogique parmi d’autres », avance Mohamed Moussaoui.

« Pour ce qui est de ceux qui veulent publier sur les murs des régions (les caricatures), cela est vécu comme une provocation que je comprends. La liberté d’expression est là. Mais la volonté délibérée de heurter les sentiments n’a pas lieu d’être dans le pays où la fraternité », a-t-il dit.

« Renoncer à certains droits »

Pour lui, « certains » ont bel et bien « cette volonté » tandis que « d’autres souhaitent simplement ne pas renoncer aux appels des extrémistes ». « Je pense qu’on peut renoncer à certains droits pour préserver l’ordre public, pas pour plaire aux extrémistes, mais par devoir de fraternité et de responsabilité », a-t-il estimé.

A quel droit faut-il renoncer? Celui de « caricaturer le prophète dans des postures dégradantes », a répondu le président du CFCM. « Je n’appelle pas à l’interdiction, y a une manière de faire et un encadrement de ce droit. Il faut tenir compte du contexte dans lequel ce droit s’exerce », a-t-il expliqué.

Selon lui, les « musulmans de France doivent ignorer de façon définitive ces caricatures » et de suivre l’exemple du prophète. Mohamed Moussaoui a rappelé que le « fait d’évoquer des caricatures pour jusitfier l’assassinat de notre compatriote, Samuel Paty, est une offense et une insulte à la mémoire du prophète de l’islam ».

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