PUBLICITE


 
Politique

« Le général Chanegriha est en train de rendre justice à des officiers victimes de certaines erreurs »

Si vous trouver cet article intéressant, envoyez le à votre ami !

Dimanche 5 juillet, une cérémonie d’échange de vœux en l’honneur des hauts cadres de l’armée, en activité ou à la retraite et de hauts responsables de l’Etat a été organisée au cercle national de l’armée à Béni Messous à l’occasion des festivités commémorant le 58e anniversaire de la fête de l’Indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale.

Sur les photos diffusées par le ministère de la Défense nationale notamment sur sa page Facebook, le général à la retraite Hocine Benhadid, très affaibli par la maladie, sur un fauteuil roulant, est aux côtés du chef d’état-major de l’armée, le général de cors d’armée, Saïd Chanegriha et du Premier ministre, Abdelaziz Djerad.

Une première depuis quelques années pour ce général à la retraite qui a été placé sous mandat de dépôt à deux reprises suite à ses déclarations notamment concernant l’ancien vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah. Pour son avocat, il s’agit évidemment d’une « réhabilitation morale » car il était « victime d’une injustice ».

« Quand le général Benhadid est sorti de prison, il est parti en France pour des soins. Il a été pris en charge. À son retour, il a été invité au cercle national de l’armée. C’est une réhabilitation morale et pas judiciaire puisque le général Benhadid a été remis en liberté provisoire en janvier dernier en attendant la tenue de son procès », indique Me Bachir Mecheri.

Lire aussi : Le général à la retraite Hocine Benhadid réhabilité

Pour lui, cette « réhabilitation honore le chef d’état-major et le président de la République ». « Le général Chanegriha est en train de rendre justice à des officiers victimes de certaines erreurs », dit-il. L’avocat s’attend à voir d’autres officiers supérieurs « victimes d’injustice » réhabilités. « Je l’espère en tout cas. Le général Toufik par exemple a été victime d’une injustice », assure Me Mecheri.

Selon lui, « certains officiers victimes d’injustice, qui étaient en détention, ont été relâchés. Certains d’entre eux ont réintégré leurs postes, d’autres n’ont pas voulu. J’en connais trois ou quatre », avance-t-il.  L’avocat pense aussi « qu’il n’y aura plus d’officiers supérieurs victimes d’injustice comme avant ».

Selon lui, ces « officiers supérieurs ont été victimes de l’injustice de tout un système ». « C’est tout un système et pas une seule personne qui en est responsable », estime-t-il avant d’ajouter : l’ancien chef d’état-major « a fait des choses extraordinaires que personne n’a fait et il a eu un courage immense. Il a fait aussi des erreurs ».

Lire aussi : Tebboune sur la libération des détenus d’opinion : « nous allons vers un climat beaucoup plus apaisé »

Les Algériens sont, toutefois, face à une « nouvelle situation ». « Le chef d’état-major et le président de la République sont pour l’apaisement. C’est une conviction. Et il faut les encourager dans cette démarche », insiste Me Bachir Mecheri qui rappelle la libération de plusieurs détenus d’opinion qui devrait, selon lui, se poursuivre.

«Il faut garder à l’esprit qu’on ne peut faire tout en même temps. Je pense que d’autres détenus d’opinion seront libérés prochainement. Et que ces arrestations vont diminuer. En tout cas, je l’espère », conclut-il.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus d'actualités