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École privée – Paiement du troisième trimestre : « je ne veux plus de ses enfants dans l’établissement ! »

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La tension monte entre les parents d’élèves et certaines écoles privées qui exigent le paiement des frais de scolarité du troisième trimestre alors qu’elles sont fermées depuis plus de deux mois suite au confinement décidé par les autorités pour faire face à la propagation du coronavirus. Cette semaine, un collectif de parents d’élèves a adressé une lettre au ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ouadjaout.

« Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous parents sommes dépourvus de revenus, et ce, depuis plus de deux mois. (…)Mais voilà qu’aujourd’hui en cette période de crise sanitaire mondiale et sans précédent, à notre grand dam, les écoles privées où sont scolarisés nos enfants nous exigent toutes sortes de paiements indus », s’est indigné ce collectif qui déplore notamment l’absence de textes de lois.

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Sur les réseaux sociaux, certains parents d’élèves dénoncent la pression, des intimidations et le chantage dont ils font parfois l’objet. Amina* est la mère d’un enfant en première année primaire à Baba Hassan. Son école a décidé de refuser toute réinscription en cas de non-paiement du troisième trimestre. « L’établissement refuse de négocier avec les parents d’élèves », assure la jeune femme à l-info.com.

« En même temps, nous n’avons récupéré ni le bulletin du deuxième trimestre, ni les affaires scolaires. Nous étions vraiment surpris d’apprendre qu’il était interdit d’accepter les frais d’inscription si la troisième tranche n’est pas payée », poursuit-elle. Donc pas de paiement du troisième trimestre, pas de réinscription, selon notre interlocutrice.

Mère de deux enfants scolarisés dans un collège privé à Dely Brahim, Samira est actuellement en conflit avec l’établissement suite à ses critiques concernant la gestion de la situation par la directrice de l’école. « Une parente m’avait contacté pour me demander comment j’ai fait pour accéder à la plateforme de l’école qui venait de mettre en ligne des contenus pour les élèves. Je n’avais reçu aucun message. J’ai essayé de me connecter sur la plateforme. Sans succès », indique-t-elle.

Samira contacte alors l’école le lendemain pour se renseigner. Elle découvre que l’accès de ses deux enfants a été tout simplement bloqué. « J’ai appelé l’école et j’ai posé la question. En discutant avec la personne qui m’avait répondu, j’entendais la directrice lui dire de manière hystérique : tu lui dis de venir récupérer les dossiers de ses enfants. Je ne veux plus d’eux dans l’établissement », relate Samira.

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« C’était ahurissant. Je suis partie immédiatement pour les récupérer. Le personnel de l’administration était très gêné. Je leur ai expliqué que j’avais bel et bien critiqué sa gestion de la situation et que c’était mon droit. J’ai ajouté qu’il était condamnable qu’elle adopte une démarche discriminatoire vis-à-vis de mes enfants », poursuit-elle.

Samira n’a finalement pas pu récupérer les dossiers scolaires de ses enfants ce jour-là. « Ils allaient me donner mes dossiers quand la surveillante générale est intervenue pour me dire qu’il fallait les inscrire ailleurs pour qu’ils fassent le transfert. On m’a donné un document à signer pour nous dispenser du paiement de la troisième tranche », souligne-t-elle.

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« J’étais outrée et scandalisée ! En rentrant chez moi, j’ai fait un e-mail à l’établissement dans lequel j’ai précisé à la directrice que je ne comptais pas quitter l’école et que si elle ne veut plus de mes gosses dans l’établissement, elle n’avait qu’à me le signifier par écrit ! », poursuit-elle. Samira ne réinscrira cependant pas ses enfants dans ce collège. « J’en ai discuté avec mon mari, on ne peut pas les laisser dans un tel établissement avec une telle responsable. Elle peut les martyriser l’année prochaine », regrette-t-elle.

Dans un entretien accordé à l-info.com, le président de l’Association nationale des écoles privées agréées a assuré que l’organisation était contre « toute école qui fait de la pression sur les parents ou qui les menacent ». « Pour nous, il s’agit d’un abus. Si un problème se pose, il y a toujours la justice. C’est honteux de retenir les dossiers scolaires. Les auteurs de ce genre d’actes déshonorent notre activité », avait assuré Salim Aït Ameur.

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(*) Les prénoms ont été modifiés

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