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Covid-19 : un coût amer pour certains malades (Témoignage)


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En Algérie, une contamination au nouveau Coronavirus peut vous coûter très cher.  Salima, 35 ans, en a fait récemment l’expérience. Testée positive au nouveau Covid-19 au début du mois en cours, cette jeune cadre d’une entreprise publique commence à se rétablir.

« J’ai eu ce qu’on appelle une forme légère du Covid-19 et je me sens mieux aujourd’hui, Dieu merci », lance-t-elle. « Une forme légère qui m’a tout de même coûté près de 40.000 dinars entre tests PCR, scanner, visites médicales et traitement…etc », sourit-elle.

Salima a effectué le test PCR à deux reprises. « J’ai fait le premier à la fin du mois de septembre. Un collègue a été testé positif et nous l’avions su par hasard car il n’a pas informé l’équipe. Ayant des antécédents, j’ai préféré le test PCR même si je n’avais pas de symptômes », dit-elle.

La jeune femme l’a effectué dans un laboratoire privé à Alger pour 5.100 dinars. « Je savais que c’était compliqué de se faire tester rapidement à l’hôpital et je ne voulais pas prendre la place de quelqu’un qui n’a peut être pas les moyens d’aller chez le privé », poursuit-elle.

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9.000 dinars pour le scanner

Salima est testée négative. Mais au retour d’un voyage organisé à l’intérieur du pays, un peu plus d’un mois plus tard, elle ressent des « courbatures et une anosmie (perte de l’odorat) ». « Je suis partie voir un médecin qui avait bizarrement exclu une infection au Covid-19 », relate-t-elle.

Rassurée, elle rend alors visite à ses parents. « Au moment où j’étais chez eux, une personne qui était avec moi et mon mari en voyage me dit que son conjoint a été testé positif et qu’on devait alors se faire tester à notre tour. J’étais terrifiée puisque j’avais vu mes parents », se rappelle-t-elle.

C’était en fin de journée. Avant de rentrer à la maison, elle se rend directement dans un laboratoire privé dans la banlieue est d’Alger. Faute de PCR, la structure lui propose de faire un scanner. « Le médecin confirme mon infection avec un taux d’atteinte de 5% et me donne un traitement », détaille-t-elle.

Au total, elle a dû débourser 10.000 dinars ce jour-là: 9.000 dinars pour le scanner et 1.000 dinars pour la visite médicale. « J’ai parlé avec des amis et je me suis renseignée, je me disais qu’il pouvait y avoir une erreur. Ce n’était pas exclu. Et j’avais très peur pour mes parents », dit-elle.

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3.100 dinars le test sérologique

Salima décide d’effectuer le lendemain un test sérologique à 3.100 dinars. « Je me suis dit que c’était toujours moins cher qu’un test PCR et que ça allait probablement confirmer les résultats du scanner », souligne-t-elle. Elle reçoit le résultat deux jours plus tard : négative au Covid-19.

« Cela ne m’a pas du tout rassuré. Au contraire ! Je ne comprenais plus rien. Et j’avais surtout très peur pour mes parents. Je devais absolument confirmer si je l’avais ou pas pour savoir quoi faire pour eux. Il devenait impossible de ne pas effectuer un autre test PCR pour la deuxième fois », indique-t-elle.

La jeune femme effectue cette fois-ci le test à 15.000 dinars. Ce qui lui a permis de confirmer définitivement son infection au Coronavirus. « J’ai pris le traitement et je me sens mieux et mes parents n’ont pas été contaminés, Dieu merci. C’était le plus important », se réjouit-elle.

Mais les tarifs pratiqués par des laboratoires privés la révoltent. « Je ne comprends pas du tout qu’on fasse un test pour une maladie aussi dangereuse à 15.000 dinars. C’est de la folie ! Et cela pousse les gens à ne pas se faire tester. Cela veut dire qu’on se retrouve avec de nombreux cas positifs dans la nature », lance-t-elle.

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Un autre test pour reprendre le travail

Salima évoque le cas d’une amie qui vient d’avoir les premiers symptômes du Coronavirus. « Quand elle m’en a parlé, je lui ai conseillé de faire un test PCR. Elle m’a dit qu’il était trop cher et qu’elle allait se contenter de faire le test sérologique », raconte la jeune femme.

« Le test sérologique détecte les anticorps au bout quelques jours après l’infection. Dans son cas, il peut ne pas les détecter. C’est ce qui s’est passé avec moi. Elle sera donc considérée comme étant négative au Covid-19 et sera obligée de reprendre le travail », déplore notre interlocutrice.

Cette jeune femme ne comprend pas également pourquoi le test n’est pas remboursable par la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS). « On paie des cotisations à la CNAS. Pourquoi ne prend pas-t-elle en charge un test aussi important et vital. Une partie du traitement qu’on donne (vitamine C et Zinc) n’est pas également remboursable. Ce n’est pas normal ! », lâche-t-elle.

Mieux, pour reprendre le travail, Salima doit effectuer un nouveau test PCR afin que son entreprise s’assure qu’elle est bien négative au Covid-19. « Si par malheur, votre combat contre le virus dure 30 jours ou plus par exemple, vous receverez zéro dinars à la fin du mois. Vous devez attendre le remboursement de la CNAS qui peut prendre des mois », rappelle-t-elle.

Avant d’être contaminée, Salima consacrait, chaque mois, un petit budget pour les bavettes et le gel hydroalcoolique dont la petite bouteille se vend en pharmacie à 180 dinars. « Avec la reprise, on a eu droit à quelques bavette et une petite bouteille de gel. Depuis, plus rien », fulmine la jeune femme.

« Évidemment, je ne raconte pas cela pour me plaindre. J’ai un salaire d’un peu plus de 70.000 dinars. Mon mari travaille. Et rien dans la vie n’est plus précieux que la santé. Mais je pense à tout ceux qui ne peuvent pas se permettre cela et ça me révolte. Certains ne bossent pas actuellement à cause de la crise sanitaire », déplore-t-elle.

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