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Société

Covid-19, gouvernement, religion, libertés : les résultats du sondage de l’Arab Barometer en Algérie


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Algérie

Les résultats du sondage réalisé par le réseau de recherche Baromètre arabe (Arab Barometer) en Algérie risquent d’étonner plus d’un.

Quel jugement portent les Algériens sur l’action de leur gouvernement face à la crise sanitaire? Leur rapport à la religion a-t-il évolué durant cette période? Estiment-ils que leurs droits étaient garantis. Que pensent-ils de la situation économique du pays? Comment évaluent-ils l’impact du virus sur leurs vies? Le sondage du réseau de recherche Baromètre arabe (Arab Marometer) apportent quelques éléments de réponses.

Encadrée par le professeur de l’université américaine de Princeton, Abdulwahab Kayyali, l’enquête a été effectuée pour la première fois par téléphone, entre l’été 2020 et l’hiver 2021 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes. Ses résultats ont été présentés lors d’un webinaire organisé dans la soirée d’hier jeudi en présence du sociologue Nacer Djabi et de la politologue, Louisa Dris-Aït Hamadouche.

Satisfaits de l’action du gouvernement

Les deux tiers des Algériens sont « satisfaits de l’action du gouvernement ». C’est la première grande surprise du sondage. En effet, 66% des Algériens se disent « satisfaits de l’action du gouvernement ». « 65% se disent satisfaits de sa gestion de la crise du coronavirus. L’enquête révèle aussi que ceux dont les revenus couvrent leurs dépensent (75%)  sont plus satisfaits que les autres.

Cependant, moins de la moitié des Algériens font confiance au gouvernement et aux statistiques qu’il donne concernant le virus. Les Algériens sont également confiants quant à la lutte du gouvernement contre la corruption. Si la « majorité écrasante « déclare que la corruption est répandue dans les appareils de l’Etat », elle estime néanmoins que le « gouvernement lutte contre le phénomène ».

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Sur le plan des libertés, 82% des Algériens sont contre le fait de limiter la liberté d’expression même dans une situation d’urgence sanitaire. 74% d’entre eux sont également contre le fait de réduire la liberté de la presse dans un tel contexte.

Les Algériens estiment, toutefois, que leurs droits civils sont garanties », selon ce sondage. En effet, 74% d’entre eux ont déclaré que la « liberté d’expression était garantie » dans le pays et 69% disent que les médias étaient libres de critiquer l’action gouvernementale ».

Pour Louisa Dris-Aït Hamadouche, les premières réponses concernant les limites aux libertés d’expression et de la presse sont « logiques ». « Les Algériens ont joui d’une marge de liberté durant ces dernières vingt années où on utilisait le clientélisme plus que la répression », explique-t-elle.

Mais la politologue avoue, cependant, être surprise par la seconde partie des réponses relative aux libertés civils. « Ces réponses me surprennent », avance-t-elle avant de citer les rapports des organisations des droits de l’homme en Algérie qui font notamment état de « quelques 90 détenus d’opinion en 2020″.

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Système économique

Sur le plan économique, la « moitié des Algériens évalue positivement leur situation ». Selon cette enquête, les « hommes (49%) sont plus ou plus positifs que les femmes (40%) ». La majorité des Algériens ont toutefois « peur de perdre leurs sources de revenus l’année prochaine ». « Ceux dont les revenus ne couvrent pas leurs dépenses, les femmes et jeunes ont sur ce plan plus d’appréhensions, selon la même source.

« Ce sondage montre les spécificités de l’économie algérienne. On ne peut comprendre ces résultats si on ne revient pas sur ce qui caractérise l’Algérie sur le plan économique », indique Nacer Djabi. Le sociologue rappelle notamment le rôle important joué par l’Etat dans le système économique. C’est ce qui explique, selon lui, l’optimisme des sondés.

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« D’ailleurs, les salaires des fonctionnaires et les retraites sont régulièrement versés », souligne Louisa Dris-Aït Hamadouche. Mais les Algériens risquent de déchanter dans les mois à venir. « L’impact du coronavirus n’est pas derrière nous », avertit Nacer Djabi.

« Le sondage a été réalisé en août et en septembre derniers. Les Algériens pensaient qu’ils allaient tourner la page de la pandémie. Je pense que les conséquences négatives du coronavirus vont se faire ressentir cette année. Des indicateurs montrent que cet optimisme va diminuer en 2021 », analyse le sociologue.

Concernant l’éducation, la « majorité écrasante des Algériens (84%) déclarent que l’impact du coronavirus sur l’enseignement est très négatif ou négatif ».

Plus de prières

S’agissant de la pandémie, plus de la moitié des sondés estiment que le coronavirus est le plus important défi auquel le pays est actuellement confronté. 72% d’entre eux ont des appréhensions quant à sa propagation dans les prochains six mois. Sur cette question, les femmes (77%) ont plus d’appréhensions que les hommes (66%).

Le sondage effectué également dans d’autres pays de la région indique que l’Algérie figure parmi les premiers pays où les mesures de prévention sont respectés ». Pour ce qui est de la pratique religieuse, « près de 40% des Algériens déclarent avoir fait plus de prières durant cette pandémie ». Cette tendance est plus marquée chez les femmes (49%) que chez les hommes (28%).

 

 

 

 

 

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