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Politique

Convention des forces de l’alternative démocratique – Mohcine Belabbas : le « pays doit se donner une nouvelle constitution »

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La convention des forces de l’alternative démocratie se tient, ce lundi 9 septembre, au siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) après le refus de l’administration d’accorder une autorisation pour l’organiser à la Safex. « Pour la troisième fois en moins de trois mois, le ministère de l’Intérieur refuse d’autoriser une réunion politique, pacifique des forces de l’alternative démocratique », rappelle d’emblée Mohcine Belabbas dans son intervention.

« En réalité, des dizaines d’activités ont été interdites depuis que le vice-ministre s’est arrogé tous les pouvoirs dans le pays. Une grave atteinte à une liberté fondamentale, un droit fondamental consacré dans toutes les constitutions de par le monde », ajoute-t-il. Il s’agit, poursuit-il d’un « niveau d’autoritarisme qui n’a pas été atteint par l’autre Issaba durant ses 20 ans de règne ».

Pour lui, ces interdiction ne peuvent pas les « décourager » ou les « pousser au renoncement ». « Ils n’ont pas compris que le temps du désespoir et de la résignation est révolu. Ils n’ont pas compris qu’une révolution est passée par là et qu’elle est toujours en cours. Ils n’ont pas compris que les Algériens défendront leurs libertés et leurs droits jusqu’à la victoire », affirme le patron du RCD.

« L’insurrection citoyenne du 22 février 2019 n’est pas un simple ras le bol contre des dysfonctionnements institutionnels, des abus ou des passe-droits. La lame de fond du rejet du système politique est à la mesure de la détermination de vivre ensemble dans un pays libre », insiste Mohcine Belabbas.

Les Algériens ne sont pas mobilisés par la « lapidation de Bouteflika sur la place publique, la vengeance contre Toufik et Gaid Salah ou jeter des pierres et des ordures sur Ouyahia, Sellal et tous les corrompus à l’origine de nos malheurs », selon lui. « Ils veulent construire un pays où leurs enfants vivront fiers, avec une justice indépendante, une école ouverte sur le monde et un espace où la jeunesse pourra s’épanouir et réaliser ses ambitions », résume-t-il.

Le président du RCD estime aussi que les « Algériens méritent de vivre en paix, en sécurité, en harmonie et dans le progrès dans leur pays ». « C’est l’objectif des constitutions des États : gérer le vivre ensemble. C’est pourquoi le pays doit se donner une nouvelle constitution. Une constitution qui redéfinit l’organisation de l’Etat. Une constitution qui promeut un système politique fondé sur le multipartisme, l’élargissement des libertés et des droits humains, l’autonomie et l’équilibre des pouvoirs constituants avec comme objectif final :la garantie de l’alternance politique et démocratique au pouvoir. Une constitution qui garantit l’indépendance effective de la justice et qui place l’armée et les appareils sécuritaires sous contrôle démocratique », explique-t-il.
« C’est pourquoi le processus constituant que nous voulons et devons construire ensemble est le choix de la rupture et de la raison, le choix de la souveraineté, le choix de la fin du système en place et celui d’un nouveau départ pour le l’Algérie », conclut-il.

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