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Politique

Condamnation de Karim Tabbou : Amnesty international évoque un « message effrayant », la FIDH parle d’un « acharnement judiciaire »

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La condamnation de Karim Tabbou à une année de prison ferme par la cour d’Alger, ce mardi 24 mars, « envoie un message effrayant aux manifestants » et aux « militants politiques et autres militants de la société civile », selon la directrice d’Amnesty international pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. « La décision de justice rendue aujourd’hui envoie un message effrayant aux manifestants, y compris aux militants politiques et autres militants de la société civile; toute personne qui ose s’opposer ou critiquer le gouvernement sera punie », a déclaré Heba Morayef.

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« Karim n’aurait jamais dû être inculpé en premier lieu simplement pour avoir exprimé des opinions politiques pacifiques et les autorités doivent le libérer immédiatement et sans condition », a estimé la même source. Pour Amnesty international, les « autorités algériennes doivent immédiatement annuler la condamnation de Karim Tabbou et abandonner toutes les charges retenues contre lui » au « lieu de persécuter les voix critiques et les personnes qui s’expriment librement et courageusement ».

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« En cette période où du fait de la pandémie du Covid-19, des gouvernements du monde entier tentent de vider leurs prisons, les autorités algériennes doivent libérer tous ceux et celles qui sont emprisonné.e.s uniquement pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de manifestation. Elles doivent aussi considérer la libération des autres détenus – notamment ceux et celles en détention provisoire et dont la santé pourrait être en danger- et prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé de tous les prisonniers », a indiqué AI.

Dans son communiqué, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) évoque un « acharnement judiciaire à l’encontre des manifestants du Hirak » qui « se poursuit en Algérie, avec la condamnation en appel de M. Karim Tabbou, alors même que le mouvement a décidé d’observer une trêve, au vu du contexte sanitaire mondial, pour essayer d’enrayer la propagation du Covid-19 ».

« Les événements qui se sont produits aujourd’hui à la cour de Ruisseau à Alger sont en contradiction totale avec les droits humains les plus élémentaires, et mettent en lumière des dysfonctionnements graves ainsi que l’arbitraire de la justice algérienne », a commenté Alice Mogwe, présidente de la FIDH dans le communiqué. « La crise sanitaire qui touche actuellement l’ensemble des continents devrait plus que jamais inciter les Etats à libérer tous les défenseurs arbitrairement détenus, et non à les emprisonner », a-t-elle ajouté.

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