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Des administrateurs à la tête des entreprises privées dont les patrons sont en détention provisoire

août 15th, 2019 by

Le comité intersectoriel ad-hoc, institué par le Premier ministre, chargé du suivi des activités économiques et de la préservation de l’outil de production nationale, a proposé la désignation d’administrateurs qualifiés, pour assurer la continuité de la gestion des entreprises privées, objet de mesures conservatoires, rapporte l’agence de presse APS ministère des Finances.

« Face aux risques social, économique et financier identifiés, il est clair que la situation des entreprises et des projets concernés par des décisions judiciaires de gel de leurs comptes bancaires, commande l’adoption de mesures de sauvegarde adéquates de l’outil de production et des emplois et ce, en conformité avec la loi », note le ministère dans un document dont l’APS a obtenu une copie.

Ainsi, une proposition d’un mode opératoire a été convenue, aux fins d’encadrer cette démarche de sauvegarde.

Il s’agit de « proposer aux autorités judiciaires compétentes, dans le respect de la législation pertinente, lorsque la situation d’une entreprise ou d’un projet économique et industriel concerné par les présentes dispositions le commande, la désignation d’un administrateur (indépendant et/ou séquestre), justifiant de qualités avérées, pour assurer la continuité de la gestion de la société, en concertation avec ses organes sociaux et/ou de management », selon la même source.

L’administrateur indépendant désigné est chargé de superviser les activités de l’entreprise, de contrôler les flux financiers et les approvisionnements, est-il expliqué dans ce document relatif aux travaux du comité ad-hoc placé sous l’égide du ministre des Finances, Mohamed Loukal.

« De manière générale, l’administrateur indépendant veille à la préservation du patrimoine de l’entreprise et à la continuité de ses activités, dans le strict respect de la législation en vigueur », souligne le ministère .

Concernant les entreprises n’ayant pas le statut de société commerciale (personne physique commerçante), l’administrateur séquestre administre l’entreprise, en sa qualité de seul signataire sur tous types de dépenses liées à l’activité. Il assure la gestion et le fonctionnement de l’entreprise, sur l’ensemble des aspects notamment financier, patrimonial et juridique.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mesures d’urgences prises par le gouvernement conformément aux lois et réglementation en vigueur pour sauvegarder toutes les entreprises nationales privées, objet de mesures conservatoires, dans le but de préserver les capacités de production nationale ainsi que les postes d’emploi, explique la même source.

Le mode opératoire proposé par le comité intersectoriel ad-hoc vise, ainsi, à sauvegarder l’outil de production des entreprises concernées, ainsi que de leurs potentiels d’emplois, préserver les intérêts de l’Etat dans le cadre des marchés émargeant a la commande publique, conclus avec ces mêmes entreprises et à sécuriser le marché intérieur du fait des part de marchés détenues par certaines d’entre-elles.

Il vise également à assurer la sécurité des prestations dans certains secteurs de services (transport universitaire et transport urbain), la conduite, dans les conditions adéquates, des projets industriels en phase de mise en force d’investissement, ainsi que le maintien de la cadence de production pour les sociétés en exploitation (secteur automobile, notamment).

Evoquant les incidences socio-économiques de la situation actuelle de entreprises objet de mesures conservatoires, le ministère a mis en exergue notamment l’impact social, eu égard aux dizaines de milliers de travailleurs dont les emplois pourraient être menacés par une fermeture d’unité de production ou l’arrêt de chantiers, et l’impact juridique, découlant des contentieux pouvant naître de situations de cessation de paiement de ces entreprises vis-à-vis de leur environnement.

Il s’agit aussi d’un impact financier, découlant des engagements financiers importants contractés par les entreprises concernées auprès du système bancaire national public et privé, selon le ministère, soulignant qu’un arrêt de leurs activités mettrait, à court terme, ces entreprises dans l’impossibilité de rembourser les crédits contractés pour le financement de leurs investissements et de leur cycle de production.

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Le déficit de la balance commerciale de l’Algérie en hausse

août 12th, 2019 by

La balance commerciale de l’Algérie a enregistré un déficit de 3,18 milliards de dollars durant le 1er semestre 2019, contre un déficit de 2,84 milliards de dollars à la même période en 2018, a appris l’APS auprès de la direction générale des Douanes (DGD), rapporte l’agence APS.

Les exportations algériennes ont atteint 18,96 milliards de dollars (mds usd) durant le 1er semestre de l’année en cours, contre 20,29 mds usd à la même période de 2018, soit une baisse de -6,57%, indiquent les statistiques provisoires de la direction des études et de la prospective des Douanes (DEPD).

Pour les importations, elles ont atteint 22,14 mds usd, contre 23,14 mds usd, enregistrant également une baisse de -4,30%.

De janvier à juin dernier, les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 86%, contre 88% à la même période de l’année précédente.

Les hydrocarbures ont représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger au cours du 1er semestre 2019 (93,10% du volume global des exportations) en s’établissant à 17,65 mds usd, contre 18,84 mds usd à la même période 2018, en baisse de (-6,31%).

Pour les exportations hors hydrocarbures, elles restent toujours marginales, avec près de 1,31 md usd le 1er semestre 2019, ce qui représente 6,90% du volume global des exportations, contre 1,45 md usd à la même période en 2018, en baisse de -10,01%, précisent les données de la DEPD.

Les exportations hors hydrocarbures étaient composées des demi-produits avec 995,12 millions usd (contre 1.129,94 md usd en 2018) en baisse de -11,93%, des biens alimentaires avec 208,02 millions usd (contre 202,33 millions usd) en hausse de 2,81%, des biens d’équipement industriels avec 44,77 millions usd (contre 51 millions usd) en baisse de -12,23%.

Elles étaient composées aussi des produits bruts avec 40,53 millions usd contre 52,36 millions (-22,59%), les biens de consommation non alimentaires, avec 19,10 millions usd, contre 17,42 millions usd, en hausse de +9,62% par rapport à la même période de comparaison, et enfin les biens d’équipements agricoles avec 0,19 millions usd contre 0,09 millions usd en hausse de 110,07%.

Chute de plus de 62% des importations des carburants

Pour ce qui est des importations, cinq groupes de produits sur les sept que contient la structure des importations ont reculé durant le six premiers mois de  l’année 2019 et par rapport à la même période de l’année dernière.

En effet, la facture d’importation du groupe énergie et lubrifiants (carburants) a chuté de 62,22%, en s’établissant à 275,51 millions usd, contre 729,32 millions usd.

Les biens alimentaires dont les importations se sont chiffrées à 4,127 mds usd contre 4,613 mds usd, en baisse de -10,52%, selon les Douanes.

Même tendance a été enregistrée par les biens d’équipements agricoles qui ont totalisé 253,06 millions usd, contre 275,41 millions usd (-8,12%),  les biens d’équipements industriels avec 7,41 mds usd contre 7,82 mds usd (-5,24%) et enfin les biens de consommation (non alimentaires ) avec 3,22 mds usd contre 3,30 mds usd (-2,36%).

En revanche, deux  groupes de produits de la structure des importations ont connu des hausses durant la période de comparaison.

En effet, les demi-produits ont totalisé 5,80 mds usd, contre près de 5,42 mds usd (+7,12%) et les produits brut ont atteint 1 04,07 md usd, contre 974,44 millions usd (+7,04%).

La France, 1er client, la Chine,1er fournisseur

 Concernant les partenaires commerciaux de l’Algérie, durant le 1er semestre 2019, les six premiers clients du pays ont représenté près de 53% des exportations algériennes.

A ce titre, la France, devance l’Italie, est devient le principal client avec 2,660 mds usd soit (14% des exportations algériennes globales), en hausse de 14,98%,  suivie de l’Italie avec 2,501 mds usd (-16,41%), l’Espagne avec 2,259 mds usd (-11,03%), les Etats-Unis avec 1,597 md usd (-17,74%) et la Grande Bretagne avec 1,184 md usd (-16,29%).

En ce qui concerne les principaux fournisseurs de l’Algérie, les cinq premiers ont représenté plus de 50 % durant le 1er semestre 2019.

Les cinq principaux fournisseurs de l’Algérie sont: la Chine qui maintient toujours sa première place avec 4,219 mds usd (plus de 19% des importations globales algériennes), en hausse de 23,14%, suivie de la France avec 2,144 md usd (-5,93%), de l’ Espagne avec 1,678 md usd (-6,76%), de l’Allemagne avec 1,643 md usd (-0,83%) et l’Italie avec 1,577 md usd (-17,42%).

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Non-renouvellement des licences pour Divona Algérie et SLC de Nezzar : l’ARPCE explique la décision et invite les clients à se rapprocher de ses services

juillet 31st, 2019 by

L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques a invité mardi les clients des opérateurs DIVONA ALGERIE et SMART LINK COM (SLC) à se rapprocher de ses services ou des opérateurs dont la liste est disponible sur son site électronique pour assurer la continuité de leur activité suite au non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs, rapporte l’agence de presse APS.

« Dans le cadre des missions de l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques, notamment pour assurer la continuité de service au profit des usagers, et suite au non-renouvellement de la licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau public de télécommunications par satellite de type V.SAT et de fourniture de services de télécommunications au public attribuée à la société Divona Algérie (Divona), et de l’autorisation de fourniture de services de transfert de la voix sur protocole internet (VoIP) attribuée à la société SLC, l’Autorité de régulation informe les clients des deux opérateurs cités supra qu’ils peuvent se rapprocher des opérateurs dont la liste est disponible sur le site électronique de l’Autorité (www.arpce.dz), ou de soumettre une demande directement à l’Autorité à l’adresse électronique: services@arpce.dz« , a indiqué, dans un communiqué, le gendarme du secteur des télécommunications en Algérie.

L’Autorité a invité également les clients de ses deux opérateurs de communications électroniques à se rapprocher d’elle « par tout autre moyen, afin de permettre aux services habilités de l’Autorité d’intervenir pour les accompagner dans leurs démarches, visant à assurer la continuité de leur activité, et à leur permettre de bénéficier d’une prestation de service qui répond à leurs besoins ».

L’Autorité explique sa décision de non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs par le « non acquittement des opérateurs concernés de leurs redevances, conformément aux dispositions légales et réglementaires ».Les décisions de non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs, a-t-elle poursuivi, « n’ont pas été suivies par la communication par leurs soins des listes de leurs clients, en dépit des différentes mises en demeures qui leur ont été adressées ».

S’excusant auprès des clients concernés par cette décision de non renouvellement des licences d’exploitation pour ces deux opérateurs, l’Autorité s’est engagée à « les accompagner, avec diligence et efficacité, dès qu’ils se manifestent auprès de ses services ».

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Situation de l’Eniem : l’APW de Tizi Ouzou évoque un « crime économique » et dénonce le « laxisme » des pouvoirs publics

juillet 22nd, 2019 by

L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou est revenue, ce lundi 22 juillet, sur le blocage que vit actuellement l’Eniem « en dénonçant énergiquement le laxisme et l’inaction des pouvoirs publics et des autorités concernées ». « Le Président de l’APW de Tizi-Ouzou M. Youcef Aouchiche a reçu aujourd’hui, le 22 juillet 2019 M. Djilali Mouazer P-DG de l’Entreprise Nationale des Industries de l’Electroménager (ENIEM) pour faire un point sur la situation de blocage que vit l’entreprise », écrit l’assemblée dans un communiqué signé par son président.

« Le blocage des ses crédits d’exploitation et d’approvisionnement par la banque depuis le début de l’année, aggravé récemment par un blocage des autorisations d’importation des matières premières a paralysé complètement sa production et anticipé par voie de conséquence des départs en congés de plus d’un millier de travailleurs », ajoute la même source. Selon elle, l’entreprise « se retrouve pratiquement dans une situation du chômage technique ».

« Pis encore, cette situation peut provoquer à très court terme la fermeture complète de l’entreprise et mettre au chômage 1735 ouvriers », poursuit l’APW qui évoque un « crime économique et social ». « L’APW de Tizi-Ouzou exprime son soutien et son entière solidarité avec la direction de l’ENIEM et ses ouvriers et dénonce énergiquement le laxisme et l’inaction des pouvoirs publics et des autorités concernées », assure-t-elle.

L’APW de Tizi-Ouzou estime que la « préservation des emplois et des entreprises publiques économiques est une ligne rouge à ne pas franchir et n’acceptera jamais de faire payer au peuple et aux ouvriers les conséquences désastreuses d’une gestion mafieuse de l’économie nationale ». Elle « lance un appel urgent à toutes les parties concernées notamment la banque de domiciliation pour débloquer la situation de l’entreprise qui dispose d’ailleurs d’un carnet de commandes qui avoisine les 200 milliards de centimes ».

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Les prix des logements LPP ne seront pas révisés

juin 25th, 2019 by

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, a affirmé mardi à Alger, qu' »il n’y aura pas de révision » les prix des Logements promotionnels publics (LPP), fixés par un décret exécutif, tout comme les autres formules, rapporte l’agence de presse APS

Dans une déclaration à la presse au terme d’une réunion avec les directeurs de l’Habitat des wilayas des Hauts plateaux et du Sud (29 wilayas), M. Beldjoud a précisé au sujet de la demande de révision des prix par les souscripteurs du LPP qu »‘il n’y aura pas de révision », ajoutant

avoir « reçu des représentants de ces souscripteurs et que la question a été examinée avec eux ».

Le ministre a invité d’ailleurs les souscripteurs de la formule LPP à se rapprocher des services de l’Entreprise nationale de promotion immobilière (ENPI) pour s’acquitter des tranches dues et lui permettre ainsi de finaliser les procédures requises.

« Nous ne pouvons pas résilier un marché avec les entrepreneurs des années après le lancement des projets », a-t-il déclaré ajoutant que « la révision des prix de ces logements entrainerait l’arrêt par les entrepreneurs de la réalisation de tous les projets de cette formule ».

Rappelant que ces prix ont été arrêtés suivant le décret exécutif fixant les prix des formules de logement, il a expliqué qu’il ne peut pas être modifier et que les contrats signés dans ce cadre ne peuvent être résiliés.

A une question sur les doléances des souscripteurs sur la qualité de la réalisation, le ministre a fait état de l’installation de plusieurs commissions de contrôle en charge du suivi des travaux des entreprises de réalisation.

Pour ce qui est de la demande des souscripteurs du LPP à retirer leurs noms du Fichier national du logement, M. Beldjoud a répondu que ce fichier était, depuis des années, une revendication populaire et qu’il n’était possible d’en radier les bénéficiaires de cette formule.

Le programme LPP inclue plus de 43.000 unités, dont 10.000 ont été distribués et 1.000 devront l’être la semaine prochaine alors que 4.600 unités seront fins prêtes les mois prochains.

Par ailleurs et en réponse à une question sur « la lenteur » de la cadence de réalisation des logements de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), le ministre a indiqué que le problème se posait uniquement pour la wilaya d’Alger, ajoutant que pour les autres wilayas les projets avançaient à « un bon rythme ».

S’agissant de l’AADL toujours et de l’examen des recours M. Beldjoud a déclaré que son département « n’était pas un ministère de recours », précisant que ces dossiers sont soumis à des organismes en charge de leur étude, chacun en ce qui le concerne.

« Le ministère a reçu les souscripteurs AADL pour écouter leurs préoccupations et ils ont été orientés vers le site de l’Agence à l’effet de suivre toutes les instructions y figurant », a-t-il dit, dans ce sens, assurant que le programme AADL 1 sera achever complètement en septembre prochain afin de se consacrer par la suite aux dossiers de l’AADL 2.

Pour ce qui est des locaux implantés dans les cités AADL, le ministre a indiqué que l’Etat avait pris la décision de mettre tous ces locaux, relevant des OPGI, à la disposition des jeunes, par le biais de des commissions présidées par le wali.

Ces locaux ont fait l’objet d’une étude pour déterminer les activités qui peuvent leur être appropriées avant de les mettre à la disposition des jeunes, a-t-il dit.

Pour ce qui est de la formule du Logement promotionnel aidé (LPA), M. Beldjoudi a fait savoir que des assiettes ont été retenues pour la réalisation de 5.000 unités de logement dans la wilaya d’Alger, ajoutant que toutes les wilayas avaient reçu leur quota, y compris la capitale et que les listes y afférentes au niveau des communes, seront préparées, les jours à venir.

Pour rappel, cette formule a été ouverte, en 2018, pour la couche moyenne et les citoyens qui n’ont pu souscrire à d’autres formules. Elle s’adresse, ainsi, aux citoyens dont le revenu se situe entre 0 et 6 fois le Salaire national minimum garanti (SNMG).

Selon le ministère, le programme LPA prévoit 70 000 unités, à travers le pays, et peut être revu à la hausse, en fonction de l’état d’avancement des projets.

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FCE : Hassen Khelifati réagit à l’élection de Sami Agli et promet une « nouvelle alternative plus crédible, plus solide, plus représentative »

juin 25th, 2019 by

Hassen Khelifati a réagi, hier lundi, à l’élection de Mohamed Sami Agli à la tête du Forum des chefs d’entreprises (FCE). « Cette Assemblée générale élective est vraiment représentative de la démarche adoptée et dénoncée par l’ancien président par intérim démissionnaire », écrit le patron d’Alliance Assurance et ex-membre de l’organisation.

Lire aussi : Sami Agli élu président du FCE

« C’est la cause de notre retrait et perte de confiance dans ce processus complètement anéanti et décrédibilisé. Pour quelle légitimité et représentativité du monde de l’entreprise ? À méditer. Dans un proche avenir, une nouvelle alternative plus crédible, plus solide, plus représentative sera dévoilée », ajoute-t-il.

Lire aussi : FCE : Moncef Othmani démissionne, Hassen Khelifati quitte définitivement l’organisation (actualisé)

Fin mai, Moncef Othmani a démissionné de la présidence par intérim après avoir « été destinataire d’une correspondance de l’un des candidats en l’occurrence M. Samy Agli » l’accusant « d’impartialité dans le cadre du vote des délégations ».

Moncef Othmani avait affirmé avoir « fait l’objet d’une campagne diffamatoire d’une rare violence par certains vice-présidents aux objectifs inavoués visant à maintenir la main mise sur le FCE comme par le passé ». Cette démission a été suivie par celle Hassen Khelifati, l’un des deux candidats à la présidence du FCE.

« En tant que candidat, je considère que ces élections ne sont ni honnêtes, ni équitables et que les conditions créées par l’ancienne garde les rendent déloyales », avait alors affirmé Hassen Khelifati. « Je confirme ce qu’a dit Moncef Othmani et je dénonce toutes les manœuvres souterraines et les magouilles autour de ces élections commises par les tenants du statut quo et les partisans de l’ancien gouvernance », avait-il ajouté.

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Sami Agli élu président du FCE

juin 24th, 2019 by

Mohamed Sami Agli a été élu, ce lundi 24 juin, nouveau président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) à l’issue d’une assemblée générale.

Mohamed Sami Agli, était le candidat unique à la présidence du FCE après le retrait du deuxième candidat, Hassen Khelifati, le 21 mai dernier.

Lire aussi : FCE : Moncef Othmani démissionne, Hassen Khelifati quitte définitivement l’organisation (actualisé)

Il succède à Ali Haddad qui a démissionné de la présidence de l’organisation le 28 mars dernier, un peu plus d’un mois après le début des marches populaires pacifiques.

Âgé, de 38 ans, M. Agli est le P-dg du groupe familial AGLI, qui active principalement dans l’industrie agroalimentaire, la promotion immobilière, la construction, la distribution automobile, la logistique et le tourisme.

Lire aussi : Document. La lettre de démission de Hassen Khelifati du FCE

 

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Le gouvernement veut protéger les entreprises dont les patrons sont poursuivis par la justice pour préserver l’outil de production

juin 23rd, 2019 by

Le gouvernement de Noureddine Bedoui veut protéger les groupes et les entreprises dont les propriétaires sont actuellement poursuivis par la justice afin de sauvegarder l’outil de production et les postes d’emploi.

Dans cet objectif, le gouvernement a décidé de mettre en place un organisme gouvernemental chargé du suivi des activités économiques et de la protection des outils de production et des postes de travail, selon un communiqué du Premier ministère.

La décision a été prise à l’issue d’une réunion présidée par Noureddine Bedoui, selon la même source, au cours de laquelle a été présenté un exposé détaillé des « mécanismes légaux visant à protéger certaines entreprises qui souffrent de difficultés suite à des dispositions conservatoires ».

Cet organisme sera présidé par le ministre des Finances « pour suivre et proposer les dispositions opérationnelles afin de protéger ces entreprises et les postes de travail », ajoute-t-elle

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« L’ère du financement non conventionnel est révolu »

juin 23rd, 2019 by

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassane Rabhi a affirmé, ce dimanche 23 juin, que l’ère du financement non-conventionnel adopté par l’Algérie depuis quelques années, « était révolue ».

Interrogé par l’APS sur les mesures que prendra le gouvernement pour faire face à l’érosion des réserves de change et l’éventuel maintien du mécanisme du financement non conventionnel, M. Rabhi a souligné que « l’ère du financement non conventionnel est révolu », assurant que « le gouvernement avait pris des mesures devant permettre au pays d’éviter les risques qui pourraient porter préjudice à l’économie nationale ».

« La préservation du pays, de l’économie et ses institutions nationales est la responsabilité de tout un chacun », a souligné M. Rabhi en marge du lancement d’un programme de formation sur l’environnement au profit des journalistes.

Répondant à une autre question sur un éventuel recours à l’endettement extérieur, le porte-parole du Gouvernement a indiqué que « l’Algérie dispose de réserves de change lui permettant d’éviter ce scénario », se disant convaincu que l’Algérie se portera mieux avec « le travail sérieux, l’exploitation des atouts du pays et le renforcement du dialogue ».

Il y’a lieu de rappeler que sur les 6.556,2 milliards de DA (mds DA), mobilisés par le Trésor auprès de la Banque d’Algérie (BA) au titre de la mise en œuvre du financement non conventionnel entre la mi-novembre 2017 et fin janvier 2019, 3.114,4 mds de DA ont été injectés dans l’économie, soit près de la moitié, selon une note de la Banque d’Algérie (BA).

Selon la note qui fait le point sur la mise en œuvre de ce financement, un solde de 945,1 mds de DA est abrité au compte de Trésor auprès de la BA et donc non encore injecté dans l’économie.

Un montant de 656,7 mds de DA est logé dans le compte du Fonds national d’investissement (FNI) auprès du Trésor dans la perspective de son utilisation, en fonction des besoins avérés, alors qu’un montant de 1.830 mds de DA fait l’objet d’une stérilisation par la Banque d’Algérie, à travers ses différents instruments.

Sur l’encours global mobilisé (les 6.556,2 mds de DA), un montant de 2.470 mds DA a servi au financement du déficit du Trésor, au titre des années 2017 et 2018 et partiellement au titre de l’exercice 2019, selon la BA.

Un montant de 1.813 mds DA a, d’autre part, contribué au remboursement de la dette publique à l’égard des entreprises nationales Sonatrach et Sonelgaz, ainsi qu’au financement du remboursement de l’emprunt obligataire pour la croissance.

En outre, 500 mds DA ont été destinés à la Caisse nationale de retraite (CNR) pour le refinancement de sa dette à l’égard de la CNAS.

Selon la même source, ce financement a permis également d’alimenter le Fonds national d’investissement (FNI) d’un montant de 1.773,2 mds de DA, destiné aux opérations de financement des programmes de logements AADL, du déficit de la CNR et de projets structurants.

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UGTA : Labatcha succède à Sidi Saïd

juin 21st, 2019 by

Salim Labatcha a été élu, ce vendredi 21 juin à Alger, nouveau secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), pour un mandat de cinq ans, en remplacement d’Abdelmadjid Sidi Saïd, rapporte l’agence de presse APS.

Le nouveau patron de la centrale syndicale a été élu lors des travaux du 13e congrès de l’organisation, tenu au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rehal, qui a vu la participation de plus de 500 délégués représentant des structures de l’Union à travers les wilayas, dont des représentants des fédérations nationales des différents secteurs professionnels.

Né en 1967, M. Labatcha qui est titulaire d’un diplôme universitaire en informatique, était Secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs de l’agroalimentaire (FNTA) depuis 2011. Il a occupé plusieurs responsabilités syndicales depuis qu’il a débuté son action syndicale dans les années 1990.

Salim Labatcha était également cadre du Parti des travailleurs (PT). En 2016, il a mené, avec d’autres députés, un mouvement de dissidence contre Louisa Hanoune.