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Politique

Affaire des frères Kouninef : de lourdes peines requises à l’encontre des accusés

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Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed a requis, ce samedi 12 septembre, des peines allant de 10  à 20 ans de prison ferme avec la saisie des biens à l’intérieur et l’extérieur du pays à l’encontre des trois frères Kouninef et le gérant du groupe KouGC dont ils sont propriétaires.

Les frères Réda, Abdelkader-Karim et Tarek-Noah Kouninef, et le gérant du groupe KouGC, Keddour Ben Tahar, placés depuis le 24 avril 2019 sous mandat de dépôt, sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation dont « trafic d’influence », « blanchiment d’argent », « obtention d’indus avantages », « détournement de fonciers et de concessions », et « non-respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics ». Leur sœur Souad-Nour ( en fuite à l’étranger ) est aussi impliquée dans l’affaire.

Le parquet général a requis 18 ans de prison ferme à l’encontre de Réda, 15 ans à l’encontre de Tarek-Noah et Abdelkader-Karim et 10 ans à l’encontre de Keddour Ben Tahar, avec une amende de 8 millions de DA pour les quatre accusés. La peine la plus lourde a été requise contre Souad-Nour avec 20 ans de prison ferme, une amende de 8 millions de DA et le lancement d’un mandat d’arrêt international contre elle.

Selon la défense de la partie civile, le groupe KouGC, à travers ses filiales, a causé au Trésor public des pertes estimées à « plus de 260 milliards de dinars algériens, dont 186 milliards de DA dues aux crédits injustifiés octroyés au groupe par des banques publiques, et 75 milliards de DA aux indus privilèges obtenus par le même groupe ».

Des peines allant de 3 à 6 ans de prison ferme avec des amendes d’un million de DA ont été requises à l’encontre de dix personnes impliquées dans l’affaire, essentiellement des cadres des ministères de l’Industrie, de l’Agriculture, de l’Hydraulique, de l’Energie et des Télécommunications ainsi que d’autres secteurs où le groupe KouGC a obtenu des marchés

Lire aussi : Les frères Kouninef nient tous les faits qui leur sont reprochés

Au premier jour du procès, les trois frères ont nié tous les faits qui leur sont reprochés, en affirmant que « tous les marchés ont été obtenus dans un cadre légal et suite à des appels d’offre et dans le respect des conditions édictées dans les cahiers de charges ».

Invités par le juge à expliquer s’ils ont utilisé leurs contacts et connaissances personnelles de hauts responsables et cadres de l’Etat, notamment Said Bouteflika, frère et conseiller personnel du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, pour l’octroi de marchés et autres avantages, les accusés ont indiqué « n’avoir jamais utilisé les +relations d’amitié+ » qu’ils avaient avec ces personnalités pour obtenir des avantages ou autres dans la gestion du groupe KouGC et ses filiales.

Ils ont reconnu, cependant, avoir consacré une somme de quatre milliards de centimes pour financer la campagne électorale pour un 4e mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika, mais nié que cette somme soit retirée du Fonds national d’investissement, affirmant que « cet argent n’était qu’un prêt interne au sein du groupe ».

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