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Politique

Affaire de Karim Tabbou : le barreau d’Alger annonce la « suspension de coordination avec l’ensemble des institutions juridiques et administratives »

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L’Ordre des avocats d’Alger est revenu, ce mercredi 25 mars, sur le procès en appel de Karim Tabbou et sa condamnation à une année de prison ferme par la cour d’Alger en évoquant un « dépassement dangereux » et « sans précédant » qui touche « aux droits de la défense » et les principes élémentaires d’un « procès équitable ».

Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue dans l’après-midi et signé par le bâtonnier Me Abdelmadjid Sellini, l’organisation déclare que « Karim Tabbou a été privé de tous ses droits notamment celui lié à la défense qui est garanti par la constitution et les conventions internationales ».

Elle estime également que le porte-parole de l’UDS a fait l’objet « d’un traitement inhumain par la partie judiciaire qui a ignoré son état de santé dangereux ». Le barreau d’Alger parle d’une « atteinte dangereuse au principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire ».

Lire aussi : Procès en appel de Karim Tabbou : le barreau d’Alger se réunit ce mercredi

L’ordre des avocats d’Alger considère que la condamnation a eu lieu « sans procès » et « que ce dossier est un exemple s’agissant des dépassements nombreux et répétitifs ». Le barreau annonce ensuite une série de mesures décidées à l’issue de la rencontre.

Il s’agit notamment de la « suspension de la coordination du barreau avec l’ensemble des parties judiciaires et administratives ». L’Ordre des avocats d’Alger appelle l’Union nationale des ordres des avocats « à prendre les mêmes mesures ».

Lire aussi : Karim Tabbou condamné en appel à une année de prison ferme par la cour d’Alger

Le barreau d’Alger appelle aussi l’Union nationale des ordres des avocats « à prendre des mesures pour mettre fin aux dépassements contre les droits et cela en appelant à un boycott général du travail judiciaire à travers tout le territoire national ».

L’organisation a appelé le « Monsieur le président de la République », en tant « le premier magistrat du pays à intervenir et à constituer une commission indépendante pour enquêter profondément sur les faits cités ».

L’ordre des avocats d’Alger interdit « à tout avocat affilié à l’organisation de traiter avec le président de la cinquième chambre de la cour d’Alger » et appelle « à l’Union et toutes les organisations régionales à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à cette situation illégale »

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