Le bras long de la censure a atteint notre journal, Interlignes Algérie (www.inter-lignes.com). Depuis une semaine, nos lecteurs l’auront certainement constaté, notre site est inaccessible à partir d’Algérie, les utilisateurs de l’ADSL et de la 4G n’arrivant pas à accéder aux contenus de notre média.

Toutefois, ce constat étant fait seulement sur le territoire national, à l’étranger Interlignes fonctionne tout à fait normalement, il faudra à nos lecteurs recourir à l’application VPN pour pouvoir contourner cette censure arbitraire que nous n’arrivons pas à comprendre. Car, depuis sa création, notre journal électronique s’est fixé une ligne claire et nette : informer objectivement et traiter toute l’information sans aucun parti pris.

Mais, il semblerait que cette manière de faire et l’audience de notre journal, qui ne cesse de croître, n’ont pas été du goût de ceux qui ont décidé de le censurer. Ce blocage, faut-il le rappeler, a eu lieu à partir de jeudi dernier faisant suite à la publication d’un article reprenant une enquête du journal français, Le Nouvel Observateur, sur les avoirs des ministres de Bouteflika à l’étranger.

Mais ce n’est certainement pas l’unique raison. Notre large couverture des marches du mouvement populaire, vidéos, articles de fonds, directs, a, visiblement, dérangé. Et pour nous faire taire, le recours au blocage du site a été l’unique solution trouvée. C’est parce que cet acte de censure grave d’un média indépendant, que nous dénonçons énergiquement, perdure que nous avons décidé d’informer l’opinion publique et nos lecteurs.

Enfin, nous réitérons notre détermination à ne rien changer à notre manière de travailler, car la censure et l’autocensure sont incompatibles avec le métier, noble, du journalisme. La liberté de la presse est un levier essentiel de toute démocratie.

L’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques a invité mardi les clients des opérateurs DIVONA ALGERIE et SMART LINK COM (SLC) à se rapprocher de ses services ou des opérateurs dont la liste est disponible sur son site électronique pour assurer la continuité de leur activité suite au non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs, rapporte l’agence de presse APS.

« Dans le cadre des missions de l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques, notamment pour assurer la continuité de service au profit des usagers, et suite au non-renouvellement de la licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau public de télécommunications par satellite de type V.SAT et de fourniture de services de télécommunications au public attribuée à la société Divona Algérie (Divona), et de l’autorisation de fourniture de services de transfert de la voix sur protocole internet (VoIP) attribuée à la société SLC, l’Autorité de régulation informe les clients des deux opérateurs cités supra qu’ils peuvent se rapprocher des opérateurs dont la liste est disponible sur le site électronique de l’Autorité (www.arpce.dz), ou de soumettre une demande directement à l’Autorité à l’adresse électronique: services@arpce.dz« , a indiqué, dans un communiqué, le gendarme du secteur des télécommunications en Algérie.

L’Autorité a invité également les clients de ses deux opérateurs de communications électroniques à se rapprocher d’elle « par tout autre moyen, afin de permettre aux services habilités de l’Autorité d’intervenir pour les accompagner dans leurs démarches, visant à assurer la continuité de leur activité, et à leur permettre de bénéficier d’une prestation de service qui répond à leurs besoins ».

L’Autorité explique sa décision de non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs par le « non acquittement des opérateurs concernés de leurs redevances, conformément aux dispositions légales et réglementaires ».Les décisions de non-renouvellement des licences d’exploitation de ces deux opérateurs, a-t-elle poursuivi, « n’ont pas été suivies par la communication par leurs soins des listes de leurs clients, en dépit des différentes mises en demeures qui leur ont été adressées ».

S’excusant auprès des clients concernés par cette décision de non renouvellement des licences d’exploitation pour ces deux opérateurs, l’Autorité s’est engagée à « les accompagner, avec diligence et efficacité, dès qu’ils se manifestent auprès de ses services ».

Abdelkader Bensalah a mis fin aux fonctions de Slimane Brahmi en tant que ministre de la Justice, selon un communiqué de la Présidence de la République. C’est Belkacem Zeghmati, procureur général de la cour d’Alger, qui lui succède, selon la même source.

Mohcine Belabbas, président du RCD :  « Le vice-ministre de la défense n’a pas pu se retenir plus d’une semaine pour rappeler qu’il est le seul à la manœuvre. Il vient de révéler et clarifier la mission dont il a chargé ce qui est convenu d’appeler le panel », indique-t-il d’emblée sur sa page Facebook.

« Ayant déjà fait perdre beaucoup de temps à l’Algérie, il assène, une fois encore, que son seul objectif à travers cette manœuvre est d’installer un président potiche. Récusant les promesses concédées aux membres enrôlés dans le panel sur une prétendue libération des détenus politiques et d’opinions et autres mesures d’apaisement, le vice-ministre s’en prend aux algériennes et aux algériens qui manifestent chaque vendredi pour recouvrer leur souveraineté, libérer la justice et réhabiliter l’instruction militaire dans ses missions républicaines’, poursuit-il.

« Confirmant qu’il est le commanditaire des condamnations de manifestants en violation des lois de la république et de la constitution qu’il dit défendre, il rabaisse le niveau de tous les dirigeants politiques et suggère que la justice n’est indépendante que quand elle exécute à la lettre ses ordres. En réalité, les algériens ont compris que désormais le seul préalable au dénouement est le retrait de Gaid Salah comme symbole de l’immixtion de l’armée dans le champ politique », conclut Mohcine Belabbas.

Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : « De toute évidence, les conditions d’un dialogue politique serein et authentique ne sont pas encore réunies. Fidèle à ses engagements publiques, Jil Jadid déclinera toute discussion sans le préalable des mesures d’apaisement et d’ouverture politique », a-t-il annoncé.

« Les esprits ne sont apparemment pas prêts pour l’instant aux concessions mutuelles. L’impasse est réelle. Le moment appartient malheureusement aux certitudes des extrêmes », ajoute-t-il.

Bureau national du RND : « L’instance du dialogue devrait faire de la stabilité des institutions de l’Etat l’essence de son travail et ne pas se concentrer sur des questions qui ne constituent pas la profondeur des réformes espérées », indique-t-il. Pour lui, les « revendications du peuple se concrétise de manière progressive ». « Atteindre les objectifs ultimes passe par l’élection d’un président de la République qui aura parmi ses prérogatives la possibilité de traduire les ambitions du peuple et les conceptions des partenaires de la scène politique », poursuit la même source.

Le bureau du Rassemblement national démocratique « partage la vision du commandement de l’armée par rapport à la justice qui est attachée aux lois de la Républiques dans le traitement de tous les dossiers (…) ». Il « appelle toutes forces politiques, la société civile et les personnalités nationales à la nécessité de travailler dans l’intérêt de la patrie » et de mettre « son expérience au service des institutions de l’Etat et dépasser toutes les considérations pour que l’Algérie soit au dessus de toute autre considération », conclut la même source.

 

Abdelouahab Fersaoui, président de l’association RAJ : « Le discours du chef d’état-major de l’ANP est un discours déplacé et maladroit dans la forme et dans le fond et qui ne contribue pas à l’apaisement. Il reflète la volonté du pouvoir réel, le Commandement de l’armée, d’en finir avec le Hirak et de faire passer sa feuille de route en organisant des élections présidentielles le plus tôt possible dont l’objectif principal est de maintenir le système politique contre toute volonté populaire et velléités de changement exprimée depuis le début de la révolution », estime-t-il.

« Le chef d’état-major vient de remettre une autre fois en cause les revendications du Hirak qu’il prétend défendre et accompagner. Il désavoue le chef de l’État, dont le mandat a expiré, et en même temps, il compromet toute initiative de dialogue. Cela confirme les tiraillements et l’existence de graves divergences au sein du pouvoir », selon lui.
« Cet entêtement ne peut que renforcer la détermination du peuple qui a décidé de prendre son destin en main en continuant la mobilisation pacifique au niveau national. Le Hirak a su et pu déjouer toutes les tentatives machiavéliques du pouvoir, ce dernier assumera tout seul la responsabilité de tout débordement », assure M. Fersaoui.

Khalida Toumi dément avoir quitté le pays et affirme qu’elle se trouve toujours à Alger. « Je vis et j’habite à Alger. Je n’ai pas quitté mon pays depuis au moins un (01) an et je ne compte pas du reste le quitter », écrit l’ancienne ministre de la Culture dans une mise au point adressée à TSA.

« Je suis à la fois stupéfaite, effarée et indignée par la légèreté avec laquelle des mensonges aussi graves sont colportés, sans chercher à aucun moment à faire des vérifications, en atteinte flagrante aux droits élémentaires d’une citoyenne », ajoute-t-elle.

Dans une dépêche diffusée par l’agence de presse APS, le procureur de la République près le tribunal de Tlemcen précisait que le « juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) était dans l’impossibilité d’auditionner les deux parties du fait que Khalida Toumi se trouve en France et que Abdelwahab Nouri, malade, est dans l’incapacité de se rendre au dit-tribunal ».

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Smaïl Lalmas a annoncé, ce mardi 30 juin, son retrait du panel chargé du dialogue et de la médiation. Dans un message publié sur sa page Facebook et adressé au peuple algérien et aux membres de la commission indépendante du dialogue, M. Lalmas évoque « l’absence de réponse positive aux revendications populaires ».

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« En l’absence d’une réponse positive aux revendications populaires en ce qui concerne les mesures d’apaisement nécessaires pour faire réussir l’opération du dialogue et vu les pressions que j’ai subies (…), j’ai décidé de me retirer et de démissionner immédiatement de la commission du dialogue à partir de cet instant », écrit-il.

« J’ai tenté d’aider à faire sortir mon pays de cette crise mais… », conclut la même source. Le retrait de Smaïl Lalmas intervient quelques heures après le nouveau discours du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’armée qui rejette certaines préalables exigés par les membres du panel.

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L’ex-ministre de la culture Khalida Toumi et l’ex-wali de Tlemcen, Abdelwahab Nouri, n’ont pas été entendus par la justice au sujet de l’affaire de la surfacturation de la tente géante et de sa disparition après l’ouverture de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique », a-t-on appris mardi du procureur de la république près le tribunal de Tlemcen cité par l’agence de presse APS.

« Le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) était dans l’impossibilité d’auditionner les deux parties du fait que Khalida Toumi se trouve en France et que Abdelwahab Nouri, malade, est dans l’incapacité de se rendre au dit-tribunal », a indiqué le même magistrat.

La même source a précisé que le tribunal de Tlemcen a auditionné dans le cadre de cette affaire plusieurs parties dont le directeur de la culture de la wilaya de Tlemcen, des membres du comité d’organisation de cette manifestation, le trésorier, le contrôleur financier, l’importateur de cette tente géante, le caissier des services des douanes du port de Ghazaouet.

L’enquête menée auprès des mis en cause a montré que la tente géante a été importée d’Allemagne. Elle a été acheminée jusqu’au port de Ghazaouet pour être utilisée lors de la cérémonie d’ouverture de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture islamique » avant de disparaître, a précisé la même source.

Par ailleurs le procureur de la république près le tribunal de Tlemcen a indiqué que le parquet a demandé une copie du rapport de la Cour des comptes établi en 2013 pour consultation et définition des dépassements enregistrés à cette époque.

« Des parlementaires étaient au courant de ces dépassements et ont observé le silence en ne pas déposer plainte. Les enquêteurs poursuivent toujours leurs investigations auprès des services de la wilaya et financiers au sujet de cette affaire », a-t-il ajouté.

Il est à rappeler que le parquet général de Tlemcen avait ordonné l’ouverture d’une enquête au sujet de l’affaire de surfacturation de la tente géante acquise pour les besoins de la cérémonie d’ouverture, en avril 2011, de la manifestation « Tlemcen, capitale de la culture musulmane » et sa disparition juste après son utilisation. Elle a coûté la somme de 200 millions DA.

Selon la même source, l’enquête mettra à jour d’autres affaires et révèlera des trous financiers et des transactions suspectes qui ont marqué cette manifestation culturelle et scientifique.

Dans un discours prononcé ce mardi 30 juillet, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a parlé « d’idées empoisonnées » concernant l’appel « à l’élargissement des détenus qualifiés à tort », selon lui, « comme des prisonniers d’opinion, en guise de dispositions d’apaisement selon eux ». Il a également estimé que l’appel « portant sur l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes » était « suspect et illogique ».

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Ces deux demandes ont été formulées par le panel chargé du dialogue et de la médiation qui a rencontré le chef de l’Etat jeudi dernier. « Je n’ai pas encore lu le texte. Mais je ne commenterai pas car les décisions sont prise de façon collégiale au sein du panel qui est géré de façon démocratique », a indiqué Karim Younes à l’Info. La réunion dudit panel devrait avoir lieu après la journée du vendredi, selon lui. « nous attendons la concrétisation sur le terrain de nos demandes », ajoute-t-il.

Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a critiqué, ce mardi 30 juillet, ceux qui veulent imposer des conditions préalables pour participer au dialogue national. Le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major revient notamment sur la demande de libération des personnes arrêtées à cause de l’emblème amazigh.

Dans son discours, il évoque « certaines de ces idées empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle, notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion, en guise de dispositions d’apaisement selon eux ».

Ahmed Gaïd Salah affirme « encore une fois » que «seule la justice est souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui se sont pris aux symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national ». « Il n’est permis à quiconque d’interférer dans son travail et ses prérogatives ou tenter d’influer sur ses décisions », a-t-il prévenu.

«Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous l’encourageons et nous l’appelons à poursuivre sa démarche patriotique dévouée avec la même détermination et la même résolution, loin des contraintes et pressions qui donnent à la bande et à ses relais, une occasion pour échapper à la sanction et revenir pour semer l’anarchie et impacter sur le cours des événements. », poursuit-il.

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Le chef d’état-major revient également sur la demande relative à l’allégement du dispositif sécuritaire autour de la capitale et des grandes villes du pays. « Concernant l’appel suspect et illogique portant sur l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes, je tiens à indiquer que ces mesures préventives prises par les services de sécurité pour la sécurisation des marches, sont des mesures prises pour l’intérêt du peuple et non le contraire », a-t-il avancé.

« Aussi, il est inconcevable de remettre en cause les intentions et les efforts des services de sécurité et il est totalement contraire à l’éthique de déformer les réalités et fabriquer des mensonges, dans le but de donner un souffle nouveau aux personnes malintentionnées qui s’attèlent à attiser la situation et faire perdurer la crise », a-t-il insisté.

Ahmed Gaïd Salah a aussi réitéré la position de l’armée « en ce qui concerne l’attachement au cadre constitutionnel ». « Aussi nous mettons en garde ces porte-voix qui ne cessent d’appeler à s’éloigner de la Constitution, pour tomber dans l’écueil du vide constitutionnel qui constitue une porte directe s’ouvrant sur l’anarchie et l’inconnu. Nous affirmons par ailleurs que la voie du salut est celle du dialogue intègre, basé sur de bonnes intentions dévouées, qui permettront à notre pays de transcender les difficultés, frayer sa voie vers le progrès et la prospérité et poser les jalons de son avenir prometteur », a-t-il assuré.

Le vice ministre de la défense nationale et chef d’état-major de l’armée a prononcé un discours, ce mardi 30 juillet, en marge de la cérémonie organisée ce matin au siège du MDN en l’honneur des meilleurs lauréats des cadets des nations au BAC et au BEM.

Le texte intégral :

«Ces résultats remarquables et excellents que vous avez réalisés, ne peuvent être obtenus que par celui qui fait de l’effort laborieux, continu et assidu, son outil efficace et exemplaire pour atteindre ses ambitions légitimes et cueillir le fruit de son travail consenti. Comme on dit : toute personne qui travaille dur a son parti. Et vous, avec cet hommage bien mérité qui vous est réservé aujourd’hui, vous représentez pour l’Armée Nationale Populaire, digne héritière de l’Armée de Libération Nationale, un modèle sincère et réel du travail abouti notamment lors de ces dernières années, pleines de réalisations dans les différents domaines et à tous les niveaux.

La feuille de route que nous avons établie afin de promouvoir les capacités de l’Armée Nationale Populaire, était basée essentiellement sur une approche globale et clairvoyante, que nous avons estimé qu’elle requiert que nous nous basions sur un ensemble d’axes principaux de développement, en prônant la prise en charge accrue du volet formation, car nous considérons que miser sur la mise à disposition de la ressource humaine suffisamment qualifiée constitue l’investissement profitable à même de faire réussir notre démarche visant à moderniser et développer l’Armée Nationale Populaire et promouvoir sa disponibilité aux plus prestigieux niveaux possibles et requis.

Dans cette optique, l’appareil de formation s’est vu assigné la mission d’ancrer la culture du militaire professionnel, imprégné de l’esprit patriotique et marqué du sens du sacrifice et de l’altruisme. En effet, le professionnalisme dans sa définition la plus profonde est un des objectifs fondamentaux contenus dans notre approche dans ce domaine et que nous voulons qu’il soit au cœur de la stratégie globale adoptée par l’Armée Nationale Populaire.

Cette stratégie globale, à travers laquelle notre Armée a prouvé qu’elle est et restera, avec l’aide d’Allah, à la hauteur des avancées réalisées successivement en matière de développement continu et a prouvé par conséquent qu’il est de la trempe de ce peuple patriotique et authentique, dans le sens propre du terme. C’est à la lumière de cette cohésion entre l’Armée et la nation que l’Armée Nationale Populaire continue de consentir tous ses efforts afin de permettre à l’Algérie de dépasser la phase actuelle. Nous considérons que notre plus grande gratification dans ces moments est que notre pays surmonte la crise et réalise les solutions idoines qui prennent en compte essentiellement l’intérêt suprême de la patrie ».

Monsieur le Général de Corps d’Armée a valorisé les étapes franchies sur la voie du dialogue national, notamment après l’audience accordée par Monsieur le Chef de l’Etat à un groupe de personnalités nationales, qui se chargera de la conduite de ce dialogue, s’engageant à mettre à disposition les moyens nécessaires et réunir les conditions idoines pour l’organisation des présidentielles dans les plus brefs délais:

«Dans ce domaine et en réponse aux exigences de cet intérêt suprême de la patrie, le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire a œuvré, depuis le début de la crise, à adopter une approche empreinte de rationalité dans sa présentation, de logique dans son traitement et de réalisme dans l’accompagnement du peuple algérien et des institutions de l’Etat, affirmant à maintes occasions, qu’il n’a aucune ambition politique, sauf être au service de la nation et de ses intérêts suprêmes.

Dans ce contexte précisément, nous valorisons, au sein de l’Armée Nationale Populaire, les étapes franchies sur la voie du dialogue national, notamment après l’audience accordée par Monsieur le Chef de l’Etat à un groupe de personnalités nationales, qui se chargera de la conduite de ce dialogue, s’engageant à mettre à disposition les moyens nécessaires pour l’accompagner dans cette noble démarche et réunir les conditions idoines pour la tenue des présidentielles dans les plus brefs délais.

En effet, il n’est plus question de perdre davantage de temps, car les élections constituent le point essentiel autour duquel doit s’axer le dialogue ; un dialogue que nous saluons et espérons qu’il sera couronné de succès et de réussite, loin de la méthode imposant des préalables allant jusqu’aux diktats. De telles méthodes et thèses sont catégoriquement rejetées, car l’Algérie a besoin aujourd’hui de ceux qui se sacrifient pour elle et qui élèvent l’intérêt suprême de la patrie au-dessus de toute considération, de ceux qui font preuve d’intégrité, de sagesse, de sérénité et de clairvoyance, ceux qui haussent le niveau du débat et s’élèvent au dessus des questions secondaires et s’écartent de la surenchère, car il s’agit de l’avenir du peuple et du destin de la nation ».

Monsieur le Général de Corps d’Armée a évoqué, également, certaines idées empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle, notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion, l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes et les tentatives de porter atteinte à la crédibilité et à la performance des institutions de l’Etat, à travers des rumeurs qui visent à tromper l’opinion publique et à compromettre les efforts des responsables intègres et dévoués :

« Il m’appartient, dans ce contexte, de mettre en exergue certaines de ces idées empoisonnées que véhicule la bande et qu’adoptent certains porte-voix qui orbitent autour d’elle, notamment l’appel à l’élargissement des détenus, qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion, en guise de dispositions d’apaisement selon eux. Aussi, je rappelle encore une fois que seule la justice est souveraine de la décision, conformément à la loi, concernant ces individus qui se sont pris aux symboles et aux institutions de l’Etat et ont porté outrage à l’emblème national. Il n’est permis à quiconque d’interférer dans son travail et ses prérogatives ou tenter d’influer sur ses décisions. Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous l’encourageons et nous l’appelons à poursuivre sa démarche patriotique dévouée avec la même détermination et la même résolution, loin des contraintes et pressions qui donnent à la bande et à ses relais, une occasion pour échapper à la sanction et revenir pour semer l’anarchie et impacter sur le cours des évènements.

En effet, les institutions de l’Etat et l’appareil de justice ont démasqué les intentions pernicieuses de la bande et se sont mobilisés, plus que jamais, afin de faire réussir l’opération de lutte contre la corruption, atteindre son objectif, relever le défi de traiter les dossiers de corruption présentés auprès de la justice et juger ceux qui y sont impliqués, avec rigueur, impartialité et sérénité, notamment après que le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire s’est engagé à fournir les garanties suffisantes pour accompagner les mesures qu’a prises et que prend encore la justice dans ce domaine.

Concernant l’appel suspect et illogique portant sur l’atténuation des mesures sécuritaires entreprises au niveau des entrées de la capitale et des grandes villes, je tiens à indiquer que ces mesures préventives prises par les services de sécurité pour la sécurisation des marches, sont des mesures prises pour l’intérêt du peuple et non le contraire. Nous avons rappelé à maintes reprises la nécessité d’organiser et d’encadrer les marches afin d’éviter qu’elles soient infiltrées. Aussi, il est inconcevable de remettre en cause les intentions et les efforts des services de sécurité et il est totalement contraire à l’éthique de déformer les réalités et fabriquer des mensonges, dans le but de donner un souffle nouveau aux personnes malintentionnées qui s’attèlent à attiser la situation et faire perdurer la crise.

Dans le même ordre d’idées, et malgré la satisfaction de la majorité des revendications populaires sur le terrain, nous constatons l’élévation de certaines voix pour tenter de nuire à la crédibilité et la performance des institutions de l’Etat, à travers des rumeurs qui visent à tromper l’opinion publique et à compromettre les efforts des responsables intègres et dévoués. Nous, en tant que Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire, nous suivons de près et n’avons enregistré aucune anomalie dans la performance de ces responsables patriotiques dans le fonctionnement de ces institutions. Bien au contraire, ils ont pu réaliser durant cette courte période ce qui n’a pu être réalisé pendant des années. Les réalisations dans tous les domaines sont multiples et ne peuvent être niées que par un ingrat ou un conspirateur qui agit sur instruction et tend à exécuter des agendas suspects. Le peuple est plus que jamais conscient et ne peut plus être induit en erreur ou trainé dans des impasses jonchées de périls. Aussi, nous rappelons encore une fois que les institutions de l’Etat sont une ligne rouge qui n’admet ni tractation, ni préalables ou encore des diktats illégaux, de quelque partie que ce soit et continueront à accomplir leurs missions, jusqu’à l’élection du nouveau président de la République, qui jouira de toutes les prérogatives pour entamer les réformes nécessaires ».

Monsieur le Général de Corps d’Armée a réaffirmé que le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire ne déviera jamais de sa position constante, en ce qui concerne l’attachement au cadre constitutionnel, étant donné qu’il est tenu par les lois républicaines et engagé à respecter la Constitution devant Allah, la patrie et le peuple, rappelant que notre pays possède tous les attributs de la renaissance et du développement, pourvu qu’ils soient employés d’une manière exemplaire et totale, et à condition également que les revendications du peuples et leurs réelles préoccupations soient mieux cernées, tout en s’éloignant de l’égoïsme et des calculs personnels étroits:

« Nous soulignons, dans ce contexte précisément, que nous, au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous ne dévierons jamais de notre position constante, en ce qui concerne l’attachement au cadre constitutionnel, étant donné que nous sommes tenus par les lois républicaines, et que nous nous sommes engagés devant Allah, la patrie et le peuple de respecter la Constitution, quelles que soient les circonstances. Aussi, nous mettons en garde ces porte-voix qui ne cessent d’appeler à s’éloigner de la Constitution, pour tomber dans l’écueil du vide constitutionnel qui constitue une porte directe s’ouvrant sur l’anarchie et l’inconnu. Nous affirmons par ailleurs que la voie du salut est celle du dialogue intègre, basé sur de bonnes intentions dévouées, qui permettront à notre pays de transcender les difficultés, frayer sa voie vers le progrès et la prospérité et poser les jalons de son avenir prometteur.

Cet avenir prometteur pour lequel notre pays possède tous les pré-requis et les attributs pour le concrétiser sur le terrain, car Allah le Tout-Puissant a fait don à notre pays d’immenses ressources et richesses naturelles. Mais le plus important est qu’il dispose d’un peuple authentique forgé à coup d’épreuves et d’expériences, qui a mené la plus glorieuse des révolutions de libérations de l’histoire contemporaine, et qui possède des valeurs, des principes, une volonté et une ambition à même de lui permettre d’atteindre le progrès et le développement et devenir une puissance réelle sur tous les plans et dans tous les domaines.

Ainsi, l’image étincelante que nous a offert le public algérien durant la Coupe d’Afrique des Nations 2019, qu’a organisée la République arabe d’Egypte sœur, notamment suite à la victoire éblouissante de l’équipe nationale de football qui a arraché avec mérite le sacre africain pour la deuxième fois de son histoire, est la preuve même de l’ancestralité de ce peuple fier qui a prouvé une fois encore son attachement résolu à son emblème national et son dévouement total au message des vaillants Chouhada et sa jalousie pour sa patrie.

Les images de joie et de liesse qu’a créées le peuple algérien ont fait le tour de la planète. Des images qui nous ont permis à tous de vivre des moments historiques inoubliables et qui nous ont rappelé les images éternelles de la célébration de l’indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale, après avoir évincé le colonialisme tyrannique de notre terre bénie. Des moments qui ont renforcé les liens de cohésion et d’unité entre les enfants du même peuple et ont attisé en eux l’esprit patriotique débordant et le sens de fierté d’appartenir à l’Algérie, terre des martyrs, des exploits et des épopées.

Notre pays possède tous les attributs de la renaissance et du développement, pourvu qu’ils soient employés d’une manière exemplaire et totale, à condition également que l’on puisse mieux cerner les revendications du peuples et ses réelles préoccupations, s’éloigner de l’égoïsme et des calculs personnels étroits, qui ont fait que nous soyons arrivés au point où nous en sommes aujourd’hui, faisant perdre ainsi une occasion en or à un pays de la taille de l’Algérie et à un peuple fier, pour atteindre la renaissance espérée, à cause de certains de ses responsables et dirigeants qui malheureusement, n’étaient pas à sa hauteur ni à la hauteur de ses espérances et de ses attentes pour un lendemain meilleur.

Enfin, et au regard des menaces et des périls qui guettent notre pays, nous réaffirmons de nouveau que le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire, de par la responsabilité historique qui lui incombe dans cette conjoncture, fait face à toutes les tentatives destructrices et à toutes les mauvaises intentions dont les objectifs réels ont été dévoilés, et œuvre, avec résolution et détermination, à consolider l’accompagnement du peuple algérien et les institutions de l’Etat, pour aller de l’avant, pour assurer les conditions appropriées pour la tenue des présidentielles permettant à notre pays de repartir sur la voie du développement et de l’évolution et de relever tous les défis confrontés, en étant uniquement au service de l’Algérie et par allégeance à notre chère patrie. »