Mohamed Djemei a été élu, ce mardi 30 avril, secrétaire général du FLN à l’issue des travaux de la session extraordinaire  organisée au CIC à Alger. Mohamed Djemi qui a déjà président du groupe parlementaire du parti a obtenu 234 voix.

Mohamed Djemei a été élu, ce mardi 30 avril, secrétaire général du FLN à l’issue des travaux de la session extraordinaire  organisée au CIC à Alger. Mohamed Djemi qui a déjà président du groupe parlementaire du parti a obtenu 234 voix.

2e jour de la visite du Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah,

 Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major

de l’Armée Nationale Populaire en 5e Région Militaire

Lors du deuxième jour de sa visite en 5e Région Militaire, Monsieur le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire a supervisé le lancement de l’exécution d’un exercice démonstratif avec munitions réelles intitulé «Ethabat 2019».

A l’entame et en compagnie du Général-Major Ammar Athamnia, Commandant de la 5e Région Militaire, et en présence du Général-Major Hassan Alaïmia, Commandant de la 4e Région Militaire, Monsieur le Général de Corps d’Armée a suivi un exposé présenté par le Commandant de la 1°Division Blindée, directeur de l’exercice, portant sur l’idée générale, le plan et les étapes de son exécution sur le terrain.

Au niveau du polygone de tir de la 5e Région Militaire, Monsieur le Général de Corps d’Armée a suivi, de près, les actions de combat menées par les unités participantes à cet exercice démonstratif avec munitions réelles, à savoir les unités organiques et élémentaires relevant de la 1°Division Blindée, appuyées par des unités aériennes dont des avions de combat et des hélicoptères d’appui-feu.

Cet exercice tactique qui s’inscrit dans le sillage de la série d’exercices démonstratifs avec munitions réelles exécutés récemment, respectivement au niveau des 4e, 2e et 1ère Régions Militaires, constitue une occasion pour mettre en exergue les capacités et les aptitudes au combat des cadres et des personnels, ainsi que la maîtrise des moyens majeurs et des systèmes d’armes des différentes catégories de Forces, et ce, afin de s’enquérir du niveau de la disponibilité opérationnelle des unités de cette Division et d’entrainer les Commandants d’unités et les Etat-Majors à la coordination des efforts et à la coopération entre les différents corps et Forces. Des actions qui ont été marquées par un haut sens de professionnalisme à travers toutes les phases de l’exercice, et par un niveau tactique et opérationnel très élevé, qui reflète la rigueur en termes de planification, d’organisation et de préparation.

A l’issue de l’exercice et lors d’une rencontre avec les personnels des unités participantes, Monsieur le Général de Corps d’Armée a valorisé les grands efforts consentis tout au long de l’année de préparation au combat, félicitant l’ensemble des participants pour le succès réalisé sur le terrain à travers l’exécution de cet exercice.

Ensuite et au niveau de l’Ecole Supérieure des Troupes Spéciales à Biskra, Monsieur le Général de Corps d’Armée a présidé une réunion d’orientation, lors de laquelle il a prononcé une allocution suivie, via visioconférence par l’ensemble des personnels des unités des 4e et 5e Régions Militaires, où il a affirmé à l’entame, que le mode de communication qu’il adopte avec les personnels de l’Armée Nationale Populaire à travers toutes les Régions Militaires, émane de son souci à leur dispenser toutes les orientations et les recommandations nécessaires, relatives à la préparation au combat des Forces, par l’exécution d’exercices démonstratifs avec des munitions réelles, afin de tester et d’évaluer le niveau de disponibilité et le degré élevé de professionnalisme atteint par nos Forces, ainsi que leur disponibilité permanente à sécuriser nos étendues frontières nationales et les résultats enregistrés dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, réitérant que le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes et les pressions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes:

«Concernant la poursuite en justice de tous ceux impliqués dans le pillage du denier public et la dilapidation des richesses du pays, qui fait partie des principales revendications que le peuple a exprimé avec insistance, depuis le début de ses marches pacifiques, je voudrais indiquer que les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux. Aussi et partant de notre souci profond de protéger l’économie nationale, les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la justice pour les étudier et enquêter pour poursuivre tous ceux qui y sont impliqués.

L’Armée Nationale Populaire demeurera vigilante, conformément aux revendications insistantes du peuple et de ce que lui confèrent la Constitution et les lois de la République, assumant sa responsabilité face à l’Histoire. Aussi, le Commandement de l’Armée Nationale Populaire a donné les garanties suffisantes et s’est engagé à accompagner la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes, pressions et diktats, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes. Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice.

 

Il y a lieu d’indiquer que l’opération n’est qu’à son début et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs.  Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous n’avons jamais toléré la corruption ; nous étions même les précurseurs dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par devant la justice militaire, à savoir les anciens Commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie Nationale et l’ancien Directeur des Services Financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles».

Monsieur le Général de Corps d’Armée a mis l’accent sur l’attachement de l’Armée Nationale Populaire à la voie constitutionnelle, qui exige de réunir les conditions appropriées pour l’organisation des élections présidentielles dans les meilleurs délais possibles, dans la mesure où elles constituent la solution idoine pour sortir de la crise:

«L’attachement profond du Commandement de l’Armée Nationale Populaire à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement, émane du fait que tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives de l’Armée Nationale Populaire, mais de celles du Président qui sera élu conformément à la volonté du peuple. Cette position de principe est un signe manifeste et constant de la détermination de l’Armée Nationale Populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principes constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’Armée Nationale Populaire et son Commandement. Nous récusons catégoriquement ces comportements opportunistes qui ne servent en rien l’Algérie et ne contribuent aucunement à résoudre sa crise. Aussi, il nous appartient à tous de faire preuve de bon sens et de clairvoyance et d’éviter de s’égarer dans des dédales et des conflits secondaires inutiles qui ne servent nullement l’intérêt suprême de la nation et qui sont à même de faire perdurer la crise. Nous comptons sur tous les citoyens jaloux pour l’avenir de leur pays de conjuguer leurs efforts sincères afin d’aboutir aux meilleurs moyens pour mener le pays vers la paix.

Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plutôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entrainer le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation. Ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification.

A cet effet, j’ai affirmé dans une rencontre antérieure que nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel. Ces individus là, qui ont intentionnellement causé cette crise sont ceux-là même qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise. Ils ont ainsi démontré qu’ils sont l’ennemi du peuple, lequel sait pertinemment comment mettre en échec, en compagnie de son armée, ces complots et mener le pays vers un havre de paix».la

Le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a évoqué, ce mardi 30 avril, des « informations avérées » concernant « plusieurs dossiers lourds de corruption ». « Concernant la poursuite en justice de tous ceux impliqués dans le pillage du denier public et la dilapidation des richesses du pays, qui fait partie des principales revendications que le peuple a exprimé avec insistance, depuis le début de ses marches pacifiques, je voudrais indiquer que les services du ministère de la Défense nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement », a-t-il indiqué.

Selon le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major, ces dossiers dévoilent « des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ». « Aussi et partant de notre souci profond de protéger l’économie nationale, les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la justice pour les étudier et enquêter pour poursuivre tous ceux qui y sont impliqués », a-t-il assuré. Le général Ahmed Gaïd Salah rappelle que le Commandement de l’armée a « donné les garanties suffisantes et s’est engagé à accompagner la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes, pressions et diktats (…) ».

« Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice », a-t-il signalé. Le chef d’état-major a également précisé que « l’opération n’est qu’à son début et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs ».  « Au sein de l’Armée nationale populaire, nous n’avons jamais toléré la corruption ; nous étions même les précurseurs dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par devant la justice militaire, à savoir les anciens Commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie Nationale et l’ancien Directeur des Services Financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles », a-t-il rappelé.

Ahmed Ouyahia est entendu, ce mardi 30 avril, par le procureur de la république du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, rapporte l’ENTV. L’ancien Premier ministre devrait témoigner dans le cadre d’une enquête sur la dilapidation de deniers publics et octroi d’avantages illégaux, précise la même source.

Samedi 20 avril, la télévision nationale avait annoncé la convocation de l’ex-Premier ministre et le ministre des Finances  dans le cadre d’une affaire de « dilapidation de deniers publics » et « d’octroi d’avantages illégaux ».

Lire aussi : Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal convoqués par le tribunal de Sidi M’hamed (Vidéo)

Le général-major Abdelghani Hamel a quitté le tribunal de première instance de Tipaza, ce lundi 29 avril, après une audience de près de deux heures devant le juge d’instruction dans le cadre d’une enquête en cours sur des présomptions de corruption, rapporte l’agence de presse APS.

L’ancien Directeur général de la sûreté nationale (DGSN)a comparu devant le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Tipaza aux environs de 10H00 de la matinée sans qu’aucune accusation ne lui soit portée en cette première audience devant se poursuivre dans les prochains jours, a-t-on signalé de source judiciaire.

C’est au milieu d’un important dispositif sécuritaire et d’une foule de journalistes que le général major Hamel s’est présenté au tribunal seul et non accompagné de son fils, comme annoncé précédemment, en vue d’être entendu par le juge d’instruction.

A noter que le tribunal de Tipaza a ouvert une enquête judiciaire sur des affaires de corruption relatives à « des activités illégales », « trafic d’influence » et « dilapidation du foncier », entre autres, a-t-on appris de sources judiciaires.

Des images de la voiture de Mohamed Loukal, ministre des Finances, sortant du tribunal de Sidi M’hamed à Alger ont été diffusées, ce lundi 29 avril, en début d’après-midi.

#هــــــام l #النهار
🔴🔴شاهد لحظة خروج وزير المالية « محمد لوكال » من محكمة سيدي امحمد عقب الاستماع إليه من طرف قاضي التحقيق pic.twitter.com/ECLVqPwD5q

— Ennahar Tv النهار (@ennaharonline) 29 avril 2019

Un détachement de l’Armée nationale populaire, en coordination avec des éléments de la gendarmerie nationale a découvert, dimanche 28 avril, un sac à dos contenant une ceinture explosive prête à être utilisée, et qui a été détruite sur place » lors d’une patrouille de fouille et de recherche menée près de la commune de Oued Chaaba, au sud-est de Batna/5eRM, a annoncé le ministère de la Défense nationale dans un communiqué.

 

Mohamed Loukal, ministre des Finances et ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, est arrivé au tribunal de Sidi M’hamed à Alger, rapporte El Bilad.

Selon la télévision nationale qui a annoncé la nouvelle le 20 avril dernier, Mohamed Loukal et Ahmed Ouyahia sont convoqués dans le cadre d’une affaire de « dilapidation de deniers publics » et « d’octroi d’avantages illégaux ».

 

Lire aussi : Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal convoqués par le tribunal de Sidi M’hamed (Vidéo)

Abdelghani Hamel et son fils viennent d’arriver, ce lundi 29 avril, au tribunal de Tipaza, rapporte Ennahar TV.  L’ancien directeur général de la sûreté nationale et son fils comparaîtront devant le juge d’instruction. Ils sont poursuivis notamment pour  « trafic d’influence » et « détournement de foncier et abus de fonction ».

Lire aussi : Abdelghani Hamel convoqué par la justice

 

Khaled Nezzar est intervenu, dans la matinée de ce lundi 29 avril, en évoquant les scénarios envisagés par le frère et conseiller spécial du désormais ex-président de la République au début du mouvement populaire contre le système. « Le clan, prisonnier de ses fantasmes et s’adonnant à tous les excès et à toutes les provocations, n’a jamais imaginé, jusqu’à la chute finale, que les Algériens, qu’il pensait définitivement anesthésiés, pouvaient se dresser comme un seul homme du nord au sud et de l’est à l’ouest pour dire «assez !» », écrit l’ancien ministre de la Défense nationale dans une déclaration publiée par Algérie patriotique.

« Jusqu’à la dernière minute, le porte-parole du Président – son frère Saïd – s’est accroché au pouvoir, multipliant les tentatives de diversion, les manœuvres, les manigances désespérées pour garder la haute main sur les affaires du pays », assure le général à la retraiter qui a voulu apporter son témoignage « pour l’histoire » afin de dire « jusqu’où était décidé à aller cet homme qui ne voulait pas comprendre, qui ne voulait pas imaginer, que le rideau était définitivement tombé ».

« Je n’ai jamais rencontré Saïd Bouteflika, l’hologramme du Président, excepté, brièvement, une fois au cimetière de Ben Aknoun, à l’occasion de l’enterrement de feu le général Boustila. La discussion – en aparté – avait porté sur la procédure ouverte contre moi par les juges suisses. Tant que j’étais le seul concerné dans cette affaire, j’ai fait face depuis maintenant plus de huit ans », relate Khaled Nezzar.

« Du moment que les choses prenaient une autre tournure et touchaient l’ensemble de la hiérarchie de l’ANP avec des commissions rogatoires qui prétendent enquêter sur toute l’institution militaire, je devais en référer aux hautes autorités de l’Etat. J’ai demandé à Saïd Bouteflika, au cours de cette rencontre du cimetière, de remettre une lettre au président de la République pour l’informer du glissement de la procédure », affirme-t-il.

« Poursuivi désormais es qualité, en tant qu’ancien ministre de la Défense, sachant que des listes de dignitaires militaires sont établies, prélude à de futures inculpations, et que des enquêtes portées par des commissions rogatoires sont parvenues en Algérie et qu’elles ciblent directement l’institution militaire dans son ensemble, je me devais de saisir le président de la République », poursuit l’ancien ministre de la Défense.

Selon lui, c’est la « seule fois, et pour cette affaire suisse précisément » qu’il a rencontré Saïd Bouteflika. Khaled Nezzar évoque ensuite « deux autres contacts » à l’initiative du frère de l’ex-président. « Le 7 mars 2019, j’ai reçu un appel émanant de lui par l’intermédiaire d’un ami. Il voulait me voir. Après quelques moments d’hésitation, j’ai décidé d’accepter. Nous nous sommes donc vus. L’homme était visiblement dans le désarroi. Il voulait connaître mon opinion sur ce qui se passait dans le pays et sur ce qu’il pouvait entreprendre pour faire face à la contestation populaire », précise-t-il.

La réponse de Khaled Nezzar? « Je lui dis : «Etant donné que le peuple ne veut pas d’un cinquième mandat, qu’il veut aller à une deuxième République et qu’il rejette les membres de la classe politique en charge actuellement de responsabilités, j’estime qu’il faut répondre à ses demandes », assure-t-il. Le général à la retraite suggère à son interlocuteur deux propositions.

La première consiste à « prendre comme base de travail la lettre du Président qui parle de conférence nationale, la compléter en précisant les délais quant à sa durée de vie ». « Donner la date exacte du départ du Président qui ne devrait pas excéder 6 à 9 mois. Remplacer l’équipe gouvernementale actuelle par un gouvernement de technocrates », détaille Khaled Nezzar qui explique les inconvénients de cette première proposition

La seconde proposition est, selon lui, la « plus raisonnable ». « Que le Président se retire soit par démission, soit par invalidation par le Conseil constitutionnel. Parallèlement : désignation d’un gouvernement de technocrates. Création de plusieurs commissions indépendantes qui seraient compétentes pour préparer les futures élections et mettraient en place les instruments pour aller vers la deuxième République », propose-t-il.

Khaled Nezzar suggère également « à Saïd la démission du président du Conseil constitutionnel et ceux des deux chambres du Parlement ». « Le nouveau président constitutionnel assurerait la vacance du président de la République et légiférerait par ordonnances », souligne-t-il. « Saïd Bouteflika rejeta d’emblée cette seconde proposition, la trouvant, à son sens, «dangereuse pour eux» », affirme Khaled Nezzar.

« A la question : «Et si cette énième lettre était rejetée, que feriez-vous ?» Il me répondit : «Ce sera l’état d’urgence ou l’état de siège !» J’étais surpris par tant d’inconscience. Je lui répondis : «Si Saïd, prenez garde, les manifestations sont pacifiques, vous ne pouvez en aucun cas agir de cette manière !» A cet instant, je me suis rendu compte qu’il se comportait comme le seul décideur et que le Président en titre était totalement écarté », indique-t-il.

Khaled Nezzar indique avoir rappelé à son interlocuteur que la « balle » était « encore » dans son camp. « Surtout, ne perdez pas de temps, le mouvement est en train de faire boule de neige, bientôt il sera trop tard ! », avait-il prévenu. L’ancien ministre de la Défense nationale explique avoir compris que Said Bouteflika avait décidé « de n’en faire qu’à sa tête ». « La solution de sagesse que je lui avais proposée ne lui convenait donc pas », dit-il.

« Le 30 mars, vers 17 heures, nouvelle tentative du même Saïd Bouteflika pour me joindre,   cette fois-ci au téléphone. Après m’être demandé s’il était encore utile de lui répondre, j’ai finalement décidé d’écouter ce qu’il avait à me dire. Au son de sa voix, j’ai compris qu’il était paniqué. Il me dit que le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP était en réunion avec des commandants des forces et qu’il pouvait agir contre Zéralda d’un instant à l’autre. Il voulait savoir s’il n’était pas temps de destituer le chef d’état-major », révèle Khaled Nezzar.

« Je l’en dissuadai fortement au motif qu’il serait responsable de la dislocation de l’armée en cette période critique.Je suis revenu à la suggestion déjà avancée par moi lors de notre précédente rencontre, à savoir l’application de l’article 7 réclamé par le hirak et la désignation de membres de la société civile représentatifs pour assurer la transition et, ensuite, faire savoir immédiatement après que le Président se retirait », ajoute-t-il.

Pour lui, la « balle était de nouveau dans le clan des Bouteflika ». « Je pensais qu’ils allaient agir rapidement, d’autant que Saïd – il le disait – craignait d’être arrêté à tout moment. La mise en pratique d’une telle proposition nous aurait sortis de la crise. Ils n’ont pas voulu le faire », insiste-t-il.

Khaled Nezzar assure avoir aussi « lutté contre la corruption ». « J’ai écrit et rendu public ce que j’ai tenté de faire et ce que j’ai réussi à faire pour mettre hors d’état de nuire les corrompus qui occupaient de grands postes de responsabilité au sein de l’institution militaire », écrit-il. « C’est moi qui ai porté à la connaissance de l’ex-DRS les prévarications de l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khelil, en donnant des précisions et des détails. J’ai fait de même pour Orascom dont les agissements ont coûté très cher au pays », dévoile-t-il.

L’ancien ministre de la Défense nationale assure qu’il n’a « jamais utilisé mon pouvoir pour obtenir un quelconque passe-droit, ni le moindre privilège ». « Rendu à la vie civile, j’ai créé une entreprise à la sueur de mon front. Je n’ai aucune dette à l’égard de qui que ce soit : banques, administrations fiscales ou personne privée. Je n’ai aucun marché avec l’Etat. Que celui qui soutient le contraire s’avance. La justice tranchera », lance-t-il.